80% le pensent, selon Ipsos
MADRID, 30 décembre ( ) –
79% des citoyens espagnols considèrent que l'arrivée d'immigrés augmentera en 2026, ce qui fait de l'Espagne le pays où la plupart des gens anticipent une augmentation des flux migratoires au cours de la prochaine année.
C'est ce que reflète l'étude « Prédictions 2026 » publiée ce mardi par Ipsos, qui analyse des enquêtes réalisées dans 30 pays, dont l'Espagne, où près de 1 000 personnes ont été interrogées sur les principaux événements et défis mondiaux qu'elles attendent pour les douze prochains mois.
« Prédictions 2026 » recueille les perceptions sur la façon dont s'est déroulée l'année écoulée et les attentes pour la nouvelle année qui commence dans divers domaines tels que l'économie, la société, la technologie ou l'environnement, entre autres.
Les données, dans le cas de l’Espagne, reflètent une préoccupation marquée face à des défis tels que l’immigration, le climat ou l’impact de l’IA, combinée à un optimisme économique modéré et à une volonté claire de donner la priorité au bien-être personnel.
Le bilan des citoyens espagnols pour 2025 est majoritairement négatif lorsqu’il s’agit du pays. Selon l'étude, six personnes sur dix (61%) considèrent que 2025 a été une mauvaise année pour l'Espagne, un chiffre élevé mais beaucoup moins dramatique que dans les pays voisins comme la France (85%), le Royaume-Uni (76%) ou l'Allemagne (71%). Ce pessimisme s’étend même jusqu’en 2026.
Moins de la moitié des Espagnols (47%) pensent que l'année prochaine sera meilleure que l'année précédente. Là encore, un chiffre qui paraît optimiste si on le compare à d'autres pays européens comme l'Italie (34%), l'Allemagne (31%) ou la France (17%).
Le tableau change lorsque l’équilibre se limite à la sphère personnelle et familiale, où 55 % de la population ne considère pas que 2025 ait été une mauvaise année pour eux et leur famille. En fait, ils sont optimistes quant à 2026, où 69 % pensent que pour eux et leur environnement, ce sera une meilleure année que celle que nous avons laissée derrière nous.
Les citoyens espagnols s'inquiètent des effets possibles de l'intelligence artificielle sur l'emploi. Les deux tiers de la population (66 %) pensent que l’IA va détruire des emplois. En revanche, seuls 38 % de la population espagnole pensent que l’IA générera de nouvelles opportunités d’emploi.
L'analyse révèle également que huit citoyens espagnols sur dix (80 %) considèrent que les températures mondiales continueront d'augmenter en 2026. De même, 73 % pensent que l'Espagne connaîtra une augmentation des événements météorologiques extrêmes l'année prochaine, la plaçant ainsi parmi les trois pays d'Europe avec les données les plus élevées, avec l'Irlande (77 %) et la France (76 %).
