85% de la population d'Andorre considère que l'immigration est "positive" pour le pays

85% de la population d’Andorre considère que l’immigration est « positive » pour le pays

60% des personnes interrogées maintiendraient la politique d’immigration

ANDORRA LA VELLA (ANDORRE), 19 décembre ( ) –

85% de la population d’Andorre considère que l’immigration est « positive » pour le pays, selon l’étude sur l’immigration présentée ce mardi par Andorra Recerca i Innovació (AR+I) et réalisée entre juillet et décembre 2022.

Les résultats de l’étude, réalisée sur un échantillon de 786 personnes, ont montré que 6% de la population considère l’immigration comme « négative » et 9% comme « ni positive ni négative ».

La principale raison pour laquelle on considère que l’immigration est une bonne chose est que les nouveaux arrivants « couvrent l’excédent » de l’offre de main-d’œuvre existante.

En outre, 95 % des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle « les immigrés sont nécessaires au fonctionnement de l’économie andorrane ».

Le coordinateur et chercheur du domaine Sociologie d’AR+I, Joan Micó et Pepita Batalla, ont indiqué que 60% de la population de la Principauté considère que l’actuelle politique migratoire basée sur des quotas doit être maintenue.

PAYS SPÉCIFIQUES

Une autre donnée notable est que 82% des personnes interrogées estiment qu’il ne faut pas privilégier l’arrivée d’immigrés en provenance de certains pays spécifiques.

Selon l’étude, la majorité de la population (73%) considère que les immigrés « occupent des emplois dont les Andorrans ne veulent pas » et ceux qui l’affirment le plus sont des personnes de nationalité portugaise et celles originaires d’Amérique latine.

Une certaine division d’opinion est détectée quant au fait que l’augmentation des immigrés favorise les conflits sociaux (50%) ou qu’elle provoque la perte du catalan (51%).

Micó et Batalla ont également précisé que la majorité des personnes interrogées (95%) sont favorables à ce que les immigrés puissent amener leur partenaire et leurs enfants vivre en Andorre.

DROITS POLITIQUES

L’étude a révélé que 78% de la population du pays est favorable à ce que les résidents sans nationalité puissent voter aux élections communales (locales) et dans une moindre mesure (56%) aux élections générales.

Micó a souligné que, historiquement, les flux migratoires ont joué un « rôle fondamental » dans le développement des sociétés du monde entier.

Batalla, pour sa part, a indiqué que les données montrent qu’il existe « une dualisation » du marché du travail, car une partie importante de la population migrante occupe des lieux de travail moins qualifiés ou temporaires.

Un fait qui, selon Batalla, les « limite » également à accéder à certains secteurs, comme les administrations ou d’autres qui ont traditionnellement – selon ses mots – donné la priorité à la population locale.

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