Le Kif-Kif appelle à une régularisation extraordinaire face à la proposition du gouvernement de racines d'emploi

Les entités ecclésiales célèbrent le début d’un processus de régularisation extraordinaire des migrants

LOGROÑO, 27 janvier ( ) –

Le Réseau d'Entités pour le Développement Solidaire (REDES), la Conférence Espagnole des Religieux (CONFER), Cáritas et le Département des Migrations de la Conférence Épiscopale Espagnole célèbrent l'annonce d'un processus qui conduit à la régularisation extraordinaire des migrants vivant dans notre pays.

Ils considèrent cette mesure « comme un acte de justice sociale et de reconnaissance envers tant de migrants qui, avec leur travail, contribuent depuis un certain temps au développement de notre pays, même au prix de leur maintien en situation irrégulière ».

Ce Groupe Ecclésial soutenant l'Initiative Législative Populaire (ILP) considère que « la régularisation extraordinaire est un complément essentiel au Règlement sur l'Immigration, en offrant une réponse à ceux qui ne peuvent pas bénéficier des moyens ordinaires ».

Les réglementations sur l'immigration ont représenté « une avancée dans certains domaines, mais elles subissent de fréquents ajustements et souffrent de certaines lacunes qui mériteraient une réforme pour les consolider ».

C'est pour cette raison que ce groupe ecclésiastique a demandé à plusieurs reprises qu'il incorpore, comme cela a été fait précédemment, une disposition transitoire permettant une régularisation extraordinaire.

Le Règlement sur l'Immigration (RD 1155/2024), en vigueur depuis mai 2025, « constitue une étape positive et nécessaire pour garantir les droits et la dignité des migrants ».

Cependant, expliquent-ils dans un communiqué, « cela laisse de côté de nombreux groupes vulnérables que nos entités accompagnent quotidiennement et qui ont fait l'objet de demandes répétées que, en tant qu'entités ecclésiales, ont formulées au cours de ces années de travail pour la régularisation de l'ILP : des personnes sans possibilité d'accréditer les deux années de permanence requises, souvent en raison de perte de documents dans des situations de précarité ou d'urgence ».

« Des personnes sans papiers, qui ne peuvent pas accéder à la carte grise en raison de procédures trop rigides », disent-ils.

Personnes ayant une employabilité difficile en raison de l’âge, d’un handicap, de l’itinérance ou d’une maladie chronique. Des travailleurs qui, même s'ils peuvent travailler, ne peuvent pas présenter de contrat formel préalable en raison de la lenteur de l'administration.

Des demandeurs qui se voient refuser une protection internationale et qui restent prisonniers de longues périodes d’irrégularité. Familles avec enfants en situation irrégulière qui, même s'ils remplissent les conditions requises, ne peuvent être régularisés.

Les entités ecclésiastiques ont travaillé dans un processus participatif qui a réuni plus de 900 organisations de tout type et recueilli plus de 600.000 signatures pour le traitement de l'Initiative Législative Populaire (ILP) au Congrès des Députés. Cáritas La Rioja a contribué en collectant 3 108 signatures dans notre région.

Depuis 2023, Caritas a participé à une multitude de rencontres avec des acteurs politiques et sociaux, exposant la préoccupation commune confirmée dans le travail de soutien quotidien réalisé par les entités ecclésiastiques en raison de la relation indéniable entre irrégularité administrative et exclusion sociale.

Selon le IXe Rapport FOESSA sur l'exclusion et le développement social, près de neuf millions de migrants vivent dans notre pays. La situation administrative irrégulière dans laquelle se trouvent nombre d’entre eux fait que 68% d’entre eux se retrouvent en exclusion sociale.

Selon les dernières données publiées par Caritas, 47 % des personnes accompagnées par l'institution en 2024 n'ont pas vu leur situation régularisée, ce qui équivaut à environ 550 000 personnes. Un chiffre qui ne cesse de croître depuis 2019.

Ce jour-là, les entités ecclésiastiques soulignent l'immense travail de dialogue réalisé et la large approbation que l'initiative a reçue le 9 avril 2024 au Congrès des députés.

« Cette régularisation extraordinaire a été réclamée par de larges secteurs de la société comme mesure de responsabilité politique, éthique et sociale. Le moment est venu de franchir une étape décisive vers une société plus juste et plus inclusive, où personne n'est relégué à l'invisibilité et à l'exclusion. »

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