Un hélicoptère fouille le sud de Cabrera (Îles Baléares) à la recherche de trois bateaux disparus avec 81 personnes

Un hélicoptère fouille le sud de Cabrera (Îles Baléares) à la recherche de trois bateaux disparus avec 81 personnes

PALMA, 26 février ( ) –

Un hélicoptère de sauvetage maritime fouille la zone au sud de Cabrera à la recherche des trois bateaux avec 81 personnes à bord qui, selon l'ONG Caminando Fronteras, avaient disparu ces derniers jours en direction des îles Baléares.

Le dispositif de recherche a été activé ce jeudi après-midi après que l'organisation a transmis à l'administration ces informations, elles-mêmes communiquées par les proches des victimes potentielles.

Tout au long de la matinée, comme l'a rapporté la délégation gouvernementale aux Îles Baléares, un avion de Frontex a déjà effectué plusieurs raids pour tenter de localiser ces navires, sans toutefois y parvenir.

Les recherches se concentrent sur la zone située au sud de Cabrera, bien que les troupes ne disposent pas de coordonnées spécifiques pour affiner le dispositif.

DEUX BÉBÉS ET UNE DOUZAINE DE FEMMES

Caminando Fronteras a alerté ce jeudi sur la disparition d'au moins trois bateaux avec 81 migrants, dont deux bébés et une douzaine de femmes, qui avaient appareillé ces derniers jours depuis l'Algérie vers les îles Baléares.

Les trois disparitions, contre lesquelles les proches des victimes potentielles ont alerté, surviennent alors que tout au long de cette semaine, 410 migrants sont arrivés dans l'archipel à bord de 23 bateaux.

L’un d’eux avait à son bord 29 personnes d’origine subsaharienne et le second, 30 autres subsahariens, dont trois femmes et deux bébés.

Le troisième bateau porté disparu est reparti mardi avec 22 personnes à son bord, dont sept femmes. Tous étaient des ressortissants somaliens, sauf un, d'origine soudanaise.

L'organisation est en contact avec les familles des victimes potentielles, qui les ont contactées alors qu'elles n'avaient aucune nouvelle de leur sort malgré quelques jours écoulés depuis leur départ d'Algérie, et leur ont proposé un accompagnement.

Ils ont également transmis ces informations au Maritime Rescue afin qu'il puisse éventuellement procéder à une recherche de ces navires. Ils ont par exemple fourni le numéro de téléphone d'un des migrants qui se trouve à bord du bateau parti mardi, qui ne donne cependant pas de signal.

Selon le rapport « Surveillance du droit à la vie » que Caminando Fronteras prépare chaque année, en 2025, au moins 1 037 migrants ont disparu alors qu'ils tentaient de traverser la route algérienne connue, qui relie ce pays du Maghreb aux îles Baléares et à la partie orientale de la péninsule.

L'archipel, selon l'ONG, est devenu la partie « la plus dangereuse » de ce voyage et est aujourd'hui un « laboratoire de la nécrofrontière », c'est-à-dire « un espace dans lequel convergent la criminalisation, la nécropolitique et l'érosion progressive du droit international, notamment pour la protection du droit à la vie ».

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