Une douzaine de propriétaires de bateaux arrêtés à Ibiza et Formentera en avril sont envoyés en prison
PALMIER 10 mai. (EUROPA PRESSE) –
Une douzaine de propriétaires présumés de bateaux ont été envoyés en prison provisoire après avoir été arrêtés en avril à Ibiza et Formentera.
Au total, comme l'a rapporté ce dimanche la Police Nationale, le mois dernier, des agents de l'Unité contre les réseaux d'immigration et les fausses documents (Ucrif) de la Brigade Locale d'Immigration et Frontières du Commissariat Local de la Police Nationale d'Eivissa, ont arrêté 11 personnes d'origine algérienne pour prétendument capitaine de bateau.
Comme ils l'ont expliqué, ils ont été arrêtés comme capitaines présumés de huit bateaux, dont quatre patera-taxi ou bateaux aller-retour, arrivés sur les côtes d'Ibiza et de Formentera en avril dernier, avec 134 immigrants, dont 15 mineurs non accompagnés et un mineur accompagné de sa mère.
Parmi ces huit bateaux, quatre sont arrivés à Formentera, un a été localisé par le service maritime de la Garde civile, un est arrivé à la plage de Las Salinas à Ibiza et trois ont été secourus par le sauvetage maritime.
La Police a souligné l'arrestation des quatre patrons des bateaux-taxis ou bateaux aller-retour, des bateaux dotés de moteurs de grosse cylindrée, d'une console centrale dotée d'un volant pour la manutention.
Ces bateaux effectuent des voyages depuis les côtes algériennes jusqu'aux Pitiusas en beaucoup moins de temps et reviennent rapidement à leur lieu d'origine, pour pouvoir effectuer davantage de voyages.
De cette manière, on exploite les caractéristiques du navire, ce qui, dans des conditions météorologiques favorables, permet aux organisations criminelles de tirer davantage de profits de la traite des êtres humains.
Les bateaux peuvent être utilisés plusieurs fois, les trajets sont facturés plus cher et la durée du voyage est réduite. Les arrestations ont lieu après des enquêtes minutieuses et, dans certains cas, en raison d'une panne de moteur ou d'un manque de carburant pour rentrer.
VOL À GRANDE VITESSE
Comme expliqué, l'un de ces bateaux-taxis a été repéré par deux navires du Service Maritime de la Garde Civile des Baléares, alors qu'il naviguait près de la côte de Formentera.
À ce moment-là, elle s'est enfuie à grande vitesse lorsqu'elle a été détectée, avec un risque évident pour les occupants.
Il se trouve que certains des détenus étaient auparavant entrés en Espagne par bateau, sous d’autres identités. Cette situation se produit relativement fréquemment dans le cas des capitaines de bateaux.
Tous les détenus ont été mis à la disposition de différents tribunaux d'Ibiza, acceptant l'emprisonnement de dix d'entre eux.
