La Cour Suprême annule la résolution de la Police qui empêchait de connaître la nationalité des détenus du CIE

La Cour Suprême annule la résolution de la Police qui empêchait de connaître la nationalité des détenus du CIE

MADRID, 7 juillet ( ) –

La Cour Suprême a accueilli le recours présenté par le Service Jésuite des Migrants (SJM) et a annulé la décision de la Direction Générale de la Police qui empêchait l'accès aux données sur la nationalité des personnes détenues dans les Centres d'Internement pour Étrangers (CIE).

L'arrêt établit que l'Administration ne peut pas limiter le droit d'accès à l'information publique en alléguant de manière générique un possible préjudice aux relations extérieures de l'Espagne.

Du côté du SJM, ils ont salué la décision du tribunal et ont souligné que l'accès aux données sur la nationalité permettra une analyse « plus rigoureuse » des aspects du système de détention, comme la relation entre l'origine et la privation de liberté, l'exécution effective des expulsions ou l'impact du contrôle aux frontières.

De même, l'entité a souligné qu'elle dénonçait depuis des années dans ses rapports annuels « l'opacité » qui entoure le fonctionnement et les procédures de la CIE.

« L'arrêt prend en considération la trajectoire du SJM, mettant en valeur son travail de près de quinze ans de documentation, d'appui et de recherche sur la CIE et le rôle que jouent ses rapports comme source d'information pour les professionnels et les médias. Ainsi, il reconnaît l'intérêt légitime de la société civile à accéder à une information véridique et transparente sur la privation de liberté des étrangers », a noté l'ONG.

De même, pour le SJM, la résolution s'aligne sur les recommandations des Nations Unies sur la transparence de l'immigration et constitue « un progrès vers une plus grande transparence active de la part de l'Administration, afin que les informations pertinentes sur le fonctionnement de la CIE fassent partie de l'information publique accessible à tous les citoyens ».

« Des décisions de ce type renforcent notre démocratie en valorisant la société civile dans le contrôle de l'action de l'Administration, dans le suivi des impacts des politiques publiques et dans le renforcement des outils dont nous disposons pour la défense des droits de l'homme », a-t-il assuré.

De la même manière, il a condamné le recours à la privation de liberté des personnes « pour le simple fait d'être migrants, non seulement en raison de ses impacts négatifs profonds et durables sur les personnes qui la subissent, mais aussi parce que son efficacité en tant que politique de contrôle des migrations est sérieusement remise en question par l'évidence ».

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