Le Forum pour l'intégration des immigrés prévient que les "obstacles" à l'enregistrement favorisent les mafias

Le Forum pour l'intégration des immigrés prévient que les « obstacles » à l'enregistrement favorisent les mafias

MADRID, 15 juillet ( ) –

Le Forum pour l'intégration sociale des immigrés (FISI) a averti que les « obstacles » à l'accès à l'enregistrement favorisent les pratiques « frauduleuses » des mafias.

En ce sens, il dénonce les « obstacles » signalés dans l'accès à l'enregistrement, « à la fois en raison de l'exigence de documents non prévus par la loi et en raison de pratiques restrictives en cas de logement insalubre ». De même, il souligne que le registre municipal est un « instrument de base » pour l'accès à de multiples droits et services publics.

En matière de santé, il indique qu'en 2025 il y avait des « obstacles importants » à l'accès effectif aux soins de santé publics, notamment pour les migrants en situation irrégulière, les demandeurs de protection internationale, les personnes en résidence humanitaire et certains proches de citoyens espagnols.

Concrètement, il révèle des cas « particulièrement graves » : le refus de soins de santé aux nouveau-nés espagnols en raison de la situation de leurs parents ; l'exigence « indue » de la condition de résidence de trois mois pour les femmes enceintes ; facturation « irrégulière » des soins d'urgence aux mineurs et aux femmes enceintes ; « difficultés » d'accès pour les demandeurs de protection internationale dont les documents sont en attente de renouvellement ; et facturation des services « sans tenir compte du degré élevé de vulnérabilité de la personne ».

« Il faut évoluer vers un cadre qui garantisse l'automaticité de la loi, réduit la discrétion territoriale et assure la formation du personnel en matière d'égalité de traitement », souligne la FISI.

De la même manière, il souligne l'existence d'un « effet dissuasif » d'un signalement sécurisé. Selon la FISI, les victimes d'exploitation par le travail, de violence ou de délits de haine évitent de se rendre dans les commissariats de police, craignant avec raison que la plainte ne déclenche simultanément un dossier d'expulsion pour violation de la loi sur l'immigration.

Pour la FISI, il est « nécessaire d'établir des instructions claires et contraignantes qui empêchent l'ouverture automatique d'une procédure disciplinaire lorsqu'une personne se présente comme victime ou plaignant ».

Concernant les procédures administratives, il indique que « l'insuffisance » des rendez-vous a généré « des situations de retard prolongé et, dans certains cas, l'apparition de marchés irréguliers pour la vente et l'achat de rendez-vous ». Ainsi, il prévient que « la numérisation progressive n'a pas toujours été accompagnée de garanties suffisantes pour éviter l'exclusion des personnes ayant moins de connaissances numériques ».

ALTERNATIVES EN PERSONNE

Il prévient également que l'administration électronique « ne peut pas devenir un facteur d'exclusion supplémentaire » et défend qu' »il est nécessaire de garantir des alternatives efficaces en face à face, des quotas d'attention suffisants et des systèmes accessibles qui tiennent compte des circonstances de vulnérabilité ».

Dans le domaine de l'éducation, on explique que le décret-loi royal qui a établi la contribution des stages, y compris les étudiants de formation professionnelle, a placé dans une « situation de discrimination indirecte » les étudiants étrangers en situation irrégulière, souvent mineurs, qui « voient leur droit à l'éducation entravé par l'impossibilité de contributions dérivées de leur situation administrative ».

Il soutient ainsi que les communautés autonomes tentent de remédier à la situation de différentes manières, générant des disparités territoriales. « La réglementation sur l'immigration reconnaît clairement le droit à l'éducation des mineurs étrangers quelle que soit leur situation administrative. Une solution homogène est nécessaire », souligne-t-il. Par ailleurs, il rapporte que des « difficultés » ont également été signalées pour accéder aux bourses : exigence du NIE, condition d’inscription ou encore possession de comptes bancaires.

De même, le rapport FISI indique que des « progrès » ont été observés dans la gestion des dossiers d'homologation des diplômes étrangers, ainsi que dans la mise à disposition de ressources pour réduire l'arriéré de candidatures.

« RETARDS » DANS L'APPROBATION DES TITRES ÉTRANGERS

Cependant, il affirme que le système n'est pas encore « pleinement normalisé » et dénonce la persistance de « retards » qui affectent l'intégration professionnelle des personnes hautement qualifiées. « Une procédure agile et efficace en la matière est un élément clé pour éviter les situations de surqualification, faciliter l'autonomie économique et favoriser une intégration adéquate sur le marché du travail », souligne-t-il.

Enfin, on y retrouve une étude récente de « Provivienda », qui indique que 99% des agences immobilières contactées acceptent des pratiques « explicitement discriminatoires » à l'égard des étrangers. « Pour inverser cette situation, il faut élargir le parc de logements sociaux, éliminer les obstacles administratifs à l'enregistrement et promouvoir des campagnes de sensibilisation », souligne le FISI.

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