Saragosse demande au gouvernement espagnol plus de 313 000 euros pour le processus extraordinaire de régularisation des immigrés

Saragosse demande au gouvernement espagnol plus de 313 000 euros pour le processus extraordinaire de régularisation des immigrés

SARAGOSSE, 28 juillet () –

Le Gouvernement de Saragosse approuvera ce mercredi la demande de compensation financière adressée au Gouvernement espagnol pour les dépenses extraordinaires découlant de l'application du décret royal 316/2026, qui réglemente le processus extraordinaire de régularisation des immigrants en situation administrative irrégulière, estimée à plus de 313 000 euros.

Le conseiller municipal de la Présidence, des Relations institutionnelles et de la Sécurité citoyenne, Ángel Lorén, et le conseiller municipal des Politiques sociales, Marian Orós, ont expliqué mardi lors d'une conférence de presse que la Mairie exige de l'État une compensation de 313 369,21 euros pour les coûts extraordinaires assumés au cours de cette procédure.

Le dossier approuvé par le Gouvernement de Saragosse s'élève à 149.494,56 euros pour le renforcement du personnel affecté à l'organisation et à la gestion administrative de la procédure, auxquels s'ajoutent 163.874,65 euros supplémentaires correspondant à l'opération déployée par le Domaine des Politiques Sociales pour l'assistance téléphonique, l'enregistrement des demandes et la préparation des rapports de vulnérabilité.

L'accord poursuit les actions commencées en mai dernier, lorsque le Gouvernement de Saragosse a accepté de promouvoir toutes les actions juridiques nécessaires pour défendre les intérêts municipaux face à une réglementation étatique qui a entraîné la prise en charge de nouvelles obligations par les municipalités sans le financement correspondant.

L'arrêté royal oblige les collectivités locales à établir des rapports de vulnérabilité indispensables au traitement de certaines autorisations de séjour, même s'il s'agit d'une fonction qui échappe à leurs compétences. De plus, ce processus a été imposé sans critères techniques suffisamment définis, sans précisions de la part de l'État et sans allocation financière spécifique.

Entre le 16 avril et le 30 juin, les services sociaux municipaux ont émis un total de 3 035 rapports de vulnérabilité, un volume de travail qui a obligé la municipalité à mobiliser des ressources humaines et organisationnelles extraordinaires pour répondre aux demandes soumises au cours du processus.

DÉFICIENCES JURIDIQUES

Le Gouvernement de Saragosse considère que le décret royal présente d'importantes lacunes juridiques en ne définissant pas clairement les critères d'évaluation de la situation de vulnérabilité, en transférant de nouvelles obligations aux entités locales sans soutien suffisant en compétences et en générant d'importantes charges administratives et économiques pour les municipalités, en violant les principes de sécurité juridique, d'efficacité et de loyauté institutionnelle.

Par ailleurs, le gouvernement municipal a souligné que l'administration de l'État n'a pas répondu aux demandes de précisions sur des aspects essentiels de la procédure, notamment si les services sociaux municipaux étaient réellement les organismes compétents pour établir ces rapports, quels critères devraient être appliqués pour évaluer la vulnérabilité, si l'État allait fournir un financement pour assumer cette charge de travail extraordinaire ou si une prolongation des délais de traitement était prévue.

Avec cette demande prioritaire, la Mairie de Saragosse demande au Gouvernement espagnol d'assumer la responsabilité dérivée de la mise en œuvre de cette procédure extraordinaire et d'indemniser financièrement le Consistoire pour les dépenses engagées, en se réservant l'exercice des actions judiciaires correspondantes pour la défense des intérêts municipaux.

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