La Santé appelle ce lundi les communautés autonomes à se mettre d'accord sur l'envoi de vaccins à Ceuta

La Santé appelle ce lundi les communautés autonomes à se mettre d'accord sur l'envoi de vaccins à Ceuta

MADRID, 23 août ( ) –

Ce lundi 24 août, le ministère de la Santé a convoqué les communautés autonomes à une réunion extraordinaire pour finaliser l'envoi de vaccins aux milliers d'immigrés installés irrégulièrement à Ceuta après le saut du Maroc le 30 juillet auquel ont participé quelque 80 000 personnes.

Comme l'a exprimé la responsable de la Santé, Mónica García, sur le réseau social

La réunion, qui se tiendra à 12h00 par vidéoconférence, aura un seul point à l'ordre du jour : « Mécanisme de solidarité pour les vaccins par rapport à la situation à Ceuta ». Parmi les plus demandés figurent le ROR, la varicelle, la polio, le tétanos et la diphtérie.

UNE DÉLÉGATION DE SANTÉ VISITE CEUTA

De même, une délégation du ministère de la Santé, dirigée par le secrétaire d'État à la Santé et président de l'Institut national de gestion de la santé (Ingesa), Javier Padilla, se rendra la semaine prochaine à Ceuta pour évaluer l'impact de la crise migratoire sur l'hôpital universitaire et les services de soins primaires de la ville autonome.

Padilla pourrait passer plusieurs jours à Ceuta au cours de cette visite, qui aura lieu huit jours après celle effectuée par la ministre de la Santé, Mónica García, qui comparaîtra jeudi devant une commission du Congrès en séance extraordinaire pour expliquer sa gestion dans cette crise.

Sa visite à Ceuta a été marquée par la polémique, puisqu'après son retour à Madrid, il a remis en question la gestion du gouvernement local, affirmant qu'elle n'était pas « assez agile » pour créer des espaces pour les immigrants qui arrivaient. En outre, il a qualifié de « xénophobie » les alertes concernant un éventuel dépassement des coûts ou une saturation du système de santé publique de la ville.

Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas (PP), a répondu le lendemain au ministre, rappelant que « personne ne peut donner des leçons de solidarité à Ceuta ». En outre, il a qualifié son comportement de « absolument incorrect » et l'a accusé de « tenter de se décharger et d'échapper à ses responsabilités en rejetant la faute sur le gouvernement régional ».

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