La seule référence aux îles Baléares dans les documents déclassifiés est un reportage sur l'arrivée de migrants par bateau.
PALMA, 9 septembre () –
La seule référence aux îles Baléares dans les documents sur la crise de Ceuta déclassifiés ce mercredi par le gouvernement est un rapport sur l'arrivée de migrants par bateau.
L'archipel est mentionné, avec d'autres localités d'Espagne, dans un rapport publié le 23 juillet par le Centre national de l'immigration et des frontières (CENIF) de la police nationale intitulé « Rapport sur l'immigration maritime irrégulière ».
Celui-ci contient des données sur les arrivées de migrants par bateau entre le 16 et le 22 juillet. Jusqu'à cette date, 3.723 personnes étaient arrivées aux Îles Baléares à bord de 195 bateaux, soit une augmentation d'une année sur l'autre de 8% et 9% respectivement. Aux données des Îles Baléares s'ajoutent celles d'Almería, Cadix, Las Palmas, Murcie, Tenerife, Alicante, Melilla, Ceuta et Grenade.
L'archipel apparaît à nouveau, mais toujours sous forme de témoignage, dans un document publié le 27 juillet par le Centre national de renseignement (CNI) intitulé « Situation de l'immigration irrégulière en Espagne au 30/06/2026 ».
Le rapport indique qu'à cette date, 9.547 migrants sont arrivés dans la Péninsule, aux Îles Baléares et aux Îles Canaries, soit 44% de plus que pendant la même période en 2025. À cette époque, le seul pays de départ dont les flux migratoires étaient en croissance était l'Algérie, avec 5.501 migrants, soit 29% de plus que l'année précédente.
Le document souligne que « l'entrée continue » en Algérie de migrants en provenance des pays frontaliers, outre les « bonnes conditions de navigation en été », entraînerait « la poursuite de la tendance à la hausse ».
Les opérations militaires dans le sud de la Libye, selon le CNI, pourraient également conduire à « une augmentation des entrées de migrants en Algérie ».
La possibilité que les rapports de police contiennent des informations sur l'arrivée de migrants sur les côtes des Îles Baléares est apparue après la comparution du président du gouvernement, Pedro Sánchez, au Congrès des députés la semaine dernière.
Le leader de l'Exécutif a rejeté que la Police Nationale ait averti une semaine auparavant d'un « risque élevé » à Ceuta. Il a confirmé l'existence de ce rapport, mais a précisé qu'il faisait référence « exclusivement » aux arrivées maritimes dans la péninsule et aux Baléares.
Le lendemain, la présidente du gouvernement, Marga Prohens, a convoqué une conférence de presse extraordinaire pour exiger du gouvernement tous les rapports des forces et corps de sécurité de l'État qui mettaient en garde contre ce qu'elle interprétait comme une « arrivée massive » de migrants sur les côtes des Îles Baléares.
Pour Prohens, les propos de Sánchez sont la preuve que le gouvernement lui avait « caché des informations très sensibles » concernant la sécurité de l'archipel et il a reproché au président de ne pas l'avoir informé lors de la réunion qu'ils ont tenue le 29 juillet à Palma.
