La CSIF portera la gestion de la crise de Ceuta devant la Justice et l'Europe pour « abandon de fonctions » de l'État
CEUTA 10 sept. ( ) –
Le président national du CSIF, Miguel Borra, a annoncé jeudi que le syndicat préparait des actions en justice pour la gestion de l'entrée massive d'immigrés à Ceuta le 30 juillet.
Dans des déclarations aux journalistes lors de sa visite dans la ville autonome, Borra a admis qu'il ne sait pas « comment ni sous quelle forme », mais ils informeront les autorités judiciaires d' »un manquement aux fonctions de l'État » par rapport à la crise migratoire, qu'il a qualifiée d' »invasion ».
Ces actions judiciaires se concentreront sur « des actions ou omissions spécifiques du gouvernement avec d'éventuelles responsabilités en matière d'obligation légale, d'administration responsable, tant en Espagne (y compris une plainte formelle devant le Médiateur), que devant la Commission européenne », a indiqué le CSIF dans un communiqué.
« L'ÉTAT A SES COUTURES EN L'AIR »
Borra, qui a visité certains lieux clés de la crise de Ceuta comme la plage du Trampolín ou l'ancienne usine de guano, a admis s'être senti « impressionné » par ce qu'il a vu, par rapport au travail des membres de sa direction « comme la police locale, qui, en plus de doubles postes, doivent effectuer des tâches ménagères que leurs partenaires et leurs enfants mineurs n'osent pas faire, comme simplement faire les courses », a-t-il noté.
Cela lui a donné l'occasion de montrer son « admiration pour l'intégrité des habitants de Ceuta, qui doivent vivre avec une situation qui n'est pas agréable, comme l'invasion et l'altération de la vie normale » de la ville.
Tout cela après une crise qui « a montré que l'État avait ses coutures exposées ». « Dans la Santé, dans l'Éducation, dans la sécurité, mais aussi dans le monde de l'entreprise privée. La main-d'œuvre est tellement limitée qu'en fin de compte, ce qui arrive, c'est que lorsqu'il y a trop de travail, cela se voit », a-t-il souligné.
Il a en revanche confirmé qu'ils informeraient les autorités européennes de la situation la semaine prochaine, lors de leur déplacement à Bruxelles. « En plus de rencontrer des ambassadeurs et des diplomates, nous allons rechercher la solidarité de la Confédération européenne des syndicats indépendants avec Ceuta. Nous espérons qu'il y aura également la présence de députés européens à cette réunion », a-t-il expliqué.
Enfin, Borra a avancé que le bureau d'assistance psychosociale de la CSIF sera « à la disposition de tous les membres de Ceuta », car « la peur est pour les travailleurs qui sont actuellement en plein tourbillon, mais dans les prochains mois il est possible qu'il y ait des blessés et des gens fatigués ».
