Rego et Peramato demandent de « préserver avec toutes les garanties » l'intérêt supérieur des enfants migrants à Ceuta
MADRID, 11 septembre () –
La ministre de la Jeunesse et de l'Enfance, Sira Rego, et la procureure générale, Teresa Peramato, ont convenu vendredi de la nécessité que toute action liée aux enfants migrants non accompagnés à Ceuta soit menée « en préservant avec toutes les garanties l'intérêt supérieur des garçons et des filles et en garantissant le plein exercice de leurs droits ».
Lors d'une réunion tenue vendredi au siège du Bureau du Procureur général de l'État, Rego et Peramato ont analysé les moyens de garantir la protection des droits des enfants migrants non accompagnés qui se trouvent actuellement dans la ville autonome, comme le rapporte le ministère de la Jeunesse et de l'Enfance dans un communiqué.
Dans ce sens, ils ont insisté sur le fait que le droit espagnol et international les oblige à « veiller à ce que toute action qui les concerne ait comme priorité l'intérêt supérieur du mineur ».
Concrètement, la ministre a préconisé l'accueil de ces enfants migrants dans la péninsule, une mesure qui, à son avis, « contribuerait à garantir des conditions adéquates pour leur prise en charge et leur bien-être et, en même temps, permettrait d'atténuer la situation que traverse la ville autonome ».
De même, il a défendu la nécessité d'avancer une réponse qui place les droits des enfants au centre et qui a la coresponsabilité de toutes les administrations publiques.
Au cours de l'entretien, Rego et Peramato ont également abordé les « difficultés, exposées dans les différents rapports annuels du Parquet général de l'Etat, dans la réalisation des processus de regroupement familial au Maroc ».
D'autre part, ils ont discuté des progrès et des défis à venir pour renforcer les mécanismes de prévention, de détection et de protection des enfants contre la violence, ainsi que de la nécessité de continuer à développer des politiques publiques garantissant des environnements sûrs.
En ce sens, ils ont abordé la modification de la Loi Organique de Protection Intégrale des Enfants et des Adolescents contre la Violence (LOPIVI), récemment approuvée par le Conseil des Ministres et qui vise à renforcer les garanties de protection des garçons et des filles.
Parmi les mesures envisagées, le responsable de la Jeunesse et de l'Enfance a souligné « les garanties effectives que les enfants soient entendus, quel que soit leur âge, ainsi que l'interdiction expresse du soi-disant syndrome d'aliénation parentale, ainsi que de toute reformulation, empêchant qu'il soit utilisé au détriment des droits et de la protection des enfants ».
