L'ONU exige de préserver l'activité logistique du port de Ceuta et demande de trouver des "alternatives" pour l'accueil

L'ONU exige de préserver l'activité logistique du port de Ceuta et demande de trouver des « alternatives » pour l'accueil

MADRID, 17 septembre ( ) –

L'ONU, l'Organisation des Entreprises de Logistique et de Transport d'Espagne, a exigé ce jeudi le maintien de « la pleine activité logistique » du port de Ceuta après la décision du Tribunal national de ne pas suspendre provisoirement l'utilisation d'une zone de 16 000 mètres carrés pour l'accueil des immigrants et demande de trouver des « alternatives » qui soient en dehors de celle-ci.

L'organisation patronale demande dans un communiqué que cette infrastructure « stratégique » continue « au service de l'approvisionnement et de l'activité commerciale » de la ville autonome et considère comme une « priorité » de garantir que les transporteurs, les opérateurs et les entreprises puissent exercer leur activité avec « normalité et sécurité ».

« Bien qu'il s'agisse d'une solution temporaire, le port a une fonction stratégique qui ne peut être compromise. Une infrastructure portuaire est une enclave essentielle pour l'approvisionnement et le bon fonctionnement des chaînes d'approvisionnement », a déclaré le président de l'ONU, Francisco Aranda.

Dans ce sens, il a affirmé que « l'urgence migratoire nécessite des réponses, mais pas au prix de l'occupation des infrastructures essentielles », et a choisi de « rechercher des alternatives d'accueil en dehors de la zone portuaire » et de « garantir que le port puisse continuer à fonctionner à pleine capacité et avec toutes les garanties ».

Par ailleurs, l'organisation professionnelle des opérateurs de logistique et de transport exprime sa « préoccupation » quant aux conditions de sécurité des transporteurs opérant dans le port, compte tenu du « risque » d'accès aux véhicules pendant les opérations, et demande de renforcer la surveillance et la protection dans les zones d'activité de transit et de logistique.

« Assurer la normalité du port, c'est aussi garantir l'activité économique de Ceuta », conclut Aranda, qui préconise de traiter la situation à partir d'une « vision d'État ».

L'AN REFUSE DE SUSPENDRE L'INSTALLATION D'UN CAMP

L'Audience Nationale (AN) a rejeté la demande de suspension très prudente présentée par le Syndicat Unifié de Police (SUP) contre la décision du Gouvernement d'installer un camp d'accueil dans le Port de Ceuta pour accueillir les migrants arrivés dans la ville autonome lors de l'entrée massive à la fin du mois de juillet.

SUP a demandé la suspension de l'exécution de l'occupation, de l'agrandissement, de l'installation ou de la mise en service effective du dispositif de réception jusqu'à ce que soit prouvé le respect des conditions de compatibilité portuaire, de protection, d'urgence et de prévention des risques professionnels.

Cependant, le Tribunal National indique qu'il n'y a pas d'appel et que « l'adoption de la mesure demandée n'est pas justifiée » puisque le raisonnement, selon la Chambre, « aggrave l'idée que les soins humanitaires aux migrants sont destinés à être fournis dans des conditions de sécurité vérifiées et documentées et à protéger la santé et la sécurité au travail des agents de la Police Nationale ».

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