Acedo (PP) exige des frontières fermes dans l'UE en Espagne « en particulier aux îles Canaries, aux îles Baléares, à Ceuta et Melilla »
MELILLA 10 janvier ( ) –
La représentante nationale du Parti Populaire (PP) de Melilla et porte-parole pour l'Immigration du PP, Sofía Acedo, a exigé ce samedi du gouvernement de la nation une politique de « frontières fermes » dans le cadre de l'Union européenne, avec « des renforts spéciaux là où il y a une plus grande pression migratoire, comme les Îles Canaries, les Îles Baléares, Ceuta et Melilla ».
Sofía Acedo a défendu le Plan National d'Immigration présenté par le président du PP, Alberto Núñez Feijóo, à Barcelone, estimant que c'est « juste ce dont l'Espagne a besoin » en combinant « contrôle et humanité, sans donner l'impunité aux mafias ni l'insécurité aux citoyens ».
La députée populaire a accusé l'exécutif de Pedro Sánchez d'avoir transformé la politique d'immigration « en un mélange d'improvisation et d'inhumanité », ce qui, selon elle, a un « résultat doublement pervers » : d'une part, elle encourage les mafias qui font le trafic d'êtres humains et, de l'autre, elle laisse les frontières sans protection.
Dans ce contexte, Acedo a souligné que « Ceuta et Melilla sont la frontière de l'Espagne » et a souligné que la frontière « n'est pas quelque chose d'abstrait », mais « un symbole de souveraineté nationale, de sécurité, de légalité et aussi de dignité humaine si elle est bien gérée ».
La porte-parole du PP en matière d'Immigration a exposé les quatre axes fondamentaux du Plan National défendu par son parti. Tout d'abord, l'ordre et la légalité, en soulignant qu'« aucune route illégale ne peut être plus avantageuse que la route régulière », ce qui nécessite un renforcement du contrôle aux frontières et de la lutte contre les mafias.
Deuxièmement, la nécessité de frontières fermes au sein d’une politique européenne commune, avec une attention particulière aux territoires les plus touchés par la pression migratoire. Le troisième pilier du plan place l'emploi comme porte d'entrée, en misant sur un système transparent, avec des mécanismes tels que le système à points, pour attirer l'immigration liée au marché du travail et aux cotisations sociales. Enfin, Acedo a défendu une intégration « avec exigences », basée sur les droits, mais aussi sur les devoirs et le respect des normes et valeurs constitutionnelles espagnoles et européennes.
