admis pour traitement mais incapable de travailler
MADRID, 7 mai. ( ) –
Le directeur général de Legalteam, Guillermo Morales, a dénoncé la « contradiction » de la régularisation extraordinaire des migrants qui, en pratique, empêche les candidats de travailler même s'ils ont été admis pour traitement, puisque, comme il l'explique, ils ne reçoivent pas le numéro d'affiliation à la Sécurité Sociale.
« Nous avons remarqué que, pour une raison quelconque, les admissions à traiter arrivent à peine. Le délai de 15 jours n'est pas respecté. Nous constatons que les admissions se déroulent à un rythme très lent, très lent », affirme-t-il.
Il souligne également des problèmes dans la gestion des dossiers puisque, comme indiqué, les numéros d'enregistrement ne sont pas attribués consécutivement ou selon l'ordre de présentation. « Il y a des dossiers du premier jour qui n'ont toujours pas de numéro, alors que d'autres présentés plus tard ont déjà été enregistrés », ajoute-t-il.
L’un des principaux points de « préoccupation » de Legalteam indique qu’il s’agit du fonctionnement des résolutions d’admission au traitement. En ce sens, il précise que, bien que ces communications indiquent que la personne recevra à son domicile une communication avec son numéro de sécurité sociale, celle-ci n'a pas été fournie aux personnes admises pour traitement après une semaine d'attente. « On nous dit qu'on peut travailler, alors qu'en réalité on ne peut pas travailler si on n'a pas de numéro d'affiliation à la Sécurité sociale », souligne-t-il, ajoutant que c'est « une contradiction ».
Dans le même esprit, il précise que la Sécurité Sociale a informé Legalteam que les candidats ne doivent pas venir adhérer en personne, puisque l'inscription se fera d'office. Morales souligne également que cette situation permet uniquement à ceux qui possédaient déjà un numéro de membre de travailler normalement, comme les anciens demandeurs d'asile qui avaient déjà travaillé.
Un autre problème détecté par Legalteam concerne les demandes familiales. Morales souligne qu'ils ont reçu le numéro de dossier du parent mais pas celui du mineur.
TRAVAIL « À LA PIÈCE », AVEC DES ARRÊTS DE 24 HEURES
Morales souligne également qu'ils travaillent « à la pièce », avec des équipes de 24 heures, pour pouvoir présenter « le plus grand nombre possible de demandes » de régularisation extraordinaire.
À cette situation s'ajoute l'insécurité juridique générée par la révision de la procédure par la Cour suprême, prévue le lendemain 13, suite à la requête de Hazte Oír. Selon Morales, ce scénario a provoqué une nervosité générale parmi les candidats et les professionnels.
« Tout le monde tremble », dit-il, faisant référence aussi bien aux migrants qu'aux avocats eux-mêmes, qui font face à une avalanche de demandes urgentes par crainte d'une éventuelle paralysie de la procédure.
