Arrêté à Huelva pour falsification de documents afin d’exploiter des immigrés clandestins
HUELVA, 17 novembre. () –
Les agents de la Police Nationale du Commissariat Provincial de Huelva ont arrêté une femme comme auteure présumée et « architecte » d’un délit contre les droits des travailleurs étrangers, qui aurait utilisé des documents falsifiés pour les embaucher dans le secteur agricole de manière « abusive » et « des salaires bien inférieurs à ceux fixés dans l’accord. »
Comme l’indique la Police Nationale dans une note, six personnes au total ont déposé plainte au commissariat, signalant que le nombre de victimes est supérieur à ce chiffre.
La police a regretté que les victimes de cette femme soient des personnes « vulnérables » qui « se trouvent bien en dessous du seuil de pauvreté et qui ont à peine les ressources pour survivre », alors « sans scrupules et profitant de cette situation de désespoir « , il les a embauchées « . illégalement » en échange « d’heures de travail interminables et d’un salaire minimum, qui parfois n’était même pas payé ».
Ainsi, il a indiqué que les documents que la personne détenue utilisait pour générer l’apparence de légalité correspondaient à des travailleurs régularisés qui avaient travaillé à une occasion pour l’entrepreneur ; même si, « une fois qu’ils ont mis fin à cette relation contractuelle, ils n’ont pas eu conscience de l’usage abusif qui continuait à être fait de leur documentation par d’autres personnes qui en manquaient ».
De cette manière, la femme arrêtée, « profitant de l’état de misère des citoyens qu’elle employait et de leur situation administrative irrégulière, a agi en toute impunité, étant sûre que les travailleurs ne s’adresseraient pas aux autorités compétentes pour signaler la situation d’abus à ce à quoi ils « ont été soumis » car « il a menacé de ne plus les embaucher » et, en outre, « ils ont été exposés à la Police entamant une procédure d’expulsion qui se terminerait avec eux dans leur pays d’origine », a ajouté la Police.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du Plan de lutte de la Police Nationale contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation économique. La Police Nationale dispose d’une ligne téléphonique 900 10 50 90 et d’une adresse email traffic@policia.es pour faciliter la collaboration citoyenne, anonyme et confidentielle, face à ce type de criminalité. L’appel passé ne laisse aucune trace.
