Clavijo discrédite le "modèle Meloni" du pacte d'asile et prévient que les migrants vont s'accumuler aux îles Canaries

Clavijo discrédite le « modèle Meloni » du pacte d'asile et prévient que les migrants vont s'accumuler aux îles Canaries

SANTA CRUZ DE TENERIFE 7 juillet ( ) –

Le président du gouvernement des îles Canaries, Fernando Clavijo, a rejeté une fois de plus ce mardi le nouveau pacte sur la migration et l'asile de l'Union européenne (UE), car il consacre le « modèle Meloni » d'expulsions et tente de transformer les territoires frontaliers, comme les îles Canaries, en « îles-prison ».

En réponse à une question du Groupe Mixte lors de la séance de contrôle de la Plénière du Parlement, il a prédit qu'il y aurait un « problème » avec les migrants adultes car ils vont s'accumuler dans l'archipel, étant donné qu'ils peuvent passer jusqu'à 60 jours dans un CIE (Centre d'Internement pour Étrangers), et « le problème se répétera » que les communautés autonomes ne voudront pas qu'ils soient référés.

« Nous sommes assez pessimistes », a-t-il indiqué, soulignant qu'un nouveau « rebond » des arrivées est également attendu dans les prochains mois, avec la difficulté de savoir ce qui se passera lorsque le pays d'origine des migrants refusera de les refouler.

Clavijo a critiqué le manque de « clarté et de collaboration » du gouvernement central, au point qu'il n'a pas participé à deux réunions organisées pour aborder l'application du pacte, tout en espérant que « celui-ci peut être réorienté » puisque l'archipel ne peut pas se résigner.

Le porte-parole du Groupe mixte, Raúl Acosta (AHI), a déclaré qu'El Hierro est devenu depuis plus d'une semaine « l'un des premiers exemples d'expulsions massives », mais il s'est demandé ce qui se passerait lorsque le pays d'origine refuserait le retour.

En ce sens, il a demandé qu'on « clarifie » la façon dont s'articule le pacte puisqu'il aura « plus d'impact » dans les territoires frontaliers comme les îles Canaries et qu'il y aura également un « problème de capacité » dans la CIE, même s'il a rejeté la construction d'une CIE à Echedo.

Il a en outre averti que, compte tenu de cette situation, il existe un risque d'augmentation des arrivées de mineurs, étant donné qu'ils ne sont pas expulsés.

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