Des centaines d'habitants de Melilla se rassemblent devant l'Assemblée pour soutenir Ceuta et son hispanité après la crise migratoire
MELILLA 18 août ( ) –
Des centaines de citoyens se sont rassemblés ce mardi après-midi devant le Palais de l'Assemblée de Melilla pour exprimer leur soutien, leur solidarité et leur proximité avec Ceuta après les événements enregistrés fin juillet, lorsque des dizaines de milliers de migrants d'origine marocaine sont entrés dans la ville autonome.
À la concentration, derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire « Pour Melilla, pour Ceuta, pour l'Espagne : pas un pas en arrière », ont participé le Gouvernement de Melilla dirigé par son président, Juan José Imbroda (PP), des représentants des partis d'opposition et des parlementaires nationaux, qui ont participé à un événement au cours duquel a été lue une déclaration institutionnelle approuvée par le Conseil de Gouvernement de la Ville Autonome en soutien à Ceuta.
Le document, lu par la porte-parole du gouvernement de Melilla, Fadela Mohatar (PP), exprime « un ferme soutien, proximité et solidarité » avec la ville sœur et avec tous les habitants de Ceuta face aux événements vécus ces dernières semaines.
La déclaration souligne les liens historiques, sociaux et territoriaux entre Ceuta et Melilla et revendique expressément leur appartenance à l'Espagne. « Ceuta et Melilla sont l'Espagne. Elles l'ont été tout au long de leur histoire, elles le sont aujourd'hui et elles continueront à l'être », affirme le texte.
Le gouvernement de Melilla considère que ce qui s'est passé à Ceuta ne peut être abordé comme un problème exclusivement local et exige de l'Exécutif central une « réponse extraordinaire, coordonnée, ferme et soutenue dans le temps » pour retrouver pleinement la normalité, garantir la sécurité et protéger les droits des citoyens.
En ce sens, la déclaration appelle au déploiement de « toutes les ressources, moyens et capacités de l'État nécessaires » et à leur maintien jusqu'à ce que Ceuta retrouve complètement la normalité. Revendication de la souveraineté espagnole L'un des principaux messages de l'événement a été la revendication de la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla.
Le Conseil de gouvernement affirme que l'intégrité territoriale de l'Espagne « n'est pas discutable » et que les deux villes constituent une « partie indissociable » de l'histoire, du présent et de l'avenir du pays. « Notre souveraineté ne se négocie pas et notre intégrité territoriale est défendue », affirme le document, qui exige l'engagement sans équivoque de toutes les institutions de l'État sur l'appartenance des deux villes à l'Espagne.
La déclaration appelle également à l'unité institutionnelle et nationale pour faire face à la situation, considérant que la défense de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et des droits et libertés des citoyens doit être placée au-dessus des divergences politiques.
Exige le retour de ceux qui sont entrés irrégulièrement Le Conseil de Gouvernement de Melilla a également exigé que le gouvernement espagnol fasse face aux conséquences des entrées irrégulières enregistrées à Ceuta et applique effectivement la législation espagnole et européenne et les instruments internationaux en vigueur.
Il demande notamment que les personnes qui ont accédé illégalement à la ville soient identifiées et que le retour au Maroc de ceux qui n'ont pas le droit de rester en Espagne soit favorisé « immédiatement », en utilisant les procédures légalement établies et les mécanismes de coopération existants avec le pays voisin. « La défense de nos frontières nécessite également une politique de retour efficace », affirme le communiqué.
Le document conclut en reconnaissant la force démontrée par la société de Ceuta et en remerciant le travail réalisé par les services publics et, en particulier, par les forces et organismes de sécurité de l'État, les forces armées et la police locale.
« Aujourd'hui et toujours, la ville de Melilla est avec Ceuta », conclut la déclaration institutionnelle, qui revendique la solidarité entre les deux villes et leur « appartenance incontestable à l'Espagne ».
