Des ONG font appel devant la Cour suprême contre la réglementation de l'asile dans le nouveau règlement sur l'immigration

Des ONG font appel devant la Cour suprême contre la réglementation de l'asile dans le nouveau règlement sur l'immigration

MADRID, 21 janvier ( ) –

Andalucía Acoge, Cáritas, CEAR, Red Acoge et Servicio Jesuita a Migrantes ont décidé de faire partiellement appel du nouveau règlement sur l'immigration, avec le dépôt, ce lundi 20 janvier, d'un recours administratif contentieux devant la Cour suprême, comme première étape du procédure judiciaire. Le recours porte sur l'incompatibilité entre la procédure de protection internationale et les racines, comme le rapporte ce mardi un communiqué.

L'alliance formée par ces cinq organisations spécialisées dans l'accompagnement social et juridique des migrants et réfugiés, après une première analyse du document, estime que « la réglementation établit une série d'améliorations importantes et fondamentales ». Cependant, il considère qu'il existe « des aspects pertinents réclamés par ces entités tout au long du processus qui ont un impact négatif sur les droits des personnes demandant une protection internationale et qui ont été laissés pour compte ».

Parmi eux, ils estiment qu'il existe des bases juridiques suffisantes pour contester l'incompatibilité entre la procédure de protection internationale et les racines. Le règlement actuel établit comme concept juridique que le temps passé en tant que demandeur de protection internationale ne compte pas comme temps de séjour antérieur pour demander un séjour fondé sur les racines.

Cela signifie, selon les organisations, que si un migrant se voit refuser l'asile, il doit recommencer sa période de séjour précédente – en situation irrégulière, dans ce cas-ci – pour pouvoir bénéficier d'un rootedion. Le recours se concentre sur cette incompatibilité, qui laisserait environ la moitié des demandeurs d'asile dans une situation administrative irrégulière, et devient un élément décourageant l'exercice du droit d'asile, comme l'ont prévenu les ONG.

C'est pour cette raison que les cinq entités, qui ont effectué un suivi détaillé du processus depuis son lancement et préparé un catalogue de propositions concrètes d'amélioration, ont décidé de « faire un pas en avant » avec ce recours devant la Cour suprême,  » en mettant tout d’abord l’importance que la législation espagnole fasse des progrès définitifs dans la garantie des droits des personnes sur le chemin de leur inclusion en tant que citoyens participants.

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