Gamarra (PP) prévient qu'une régularisation extraordinaire permettra de « donner des papiers » aux criminels
BARCELONE, 5 février ( ) –
Le secrétaire adjoint du PP, Cuca Gamarra, a regretté que la régularisation extraordinaire des migrants lancée par le gouvernement permettra de « donner des papiers » à des personnes arrivées illégalement et qui ont littéralement fait du crime leur métier.
C'est ce qu'a exprimé jeudi la présidente du PP à la Mairie, Daniel Sirera, dans des déclarations aux médias à Barcelone, où elle a défendu que cette régularisation n'est pas le meilleur système « pour une immigration ordonnée ».
« Nous devons distinguer ceux qui viennent travailler et construire ce pays avec nous et les protéger de ceux qui sont venus faire du crime leur modus vivendi », a défendu Gamarra, qui a souligné que grâce au gouvernement, ces personnes pourront être considérées comme des citoyens espagnols.
Il a rappelé que les délits mineurs, quel que soit leur nombre, ne sont pas inclus dans le casier judiciaire, c'est pourquoi de nombreux récidivistes pourront bénéficier de cette mesure, en utilisant également une « déclaration responsable comme mécanisme valable » pour certifier qu'ils n'ont pas non plus de casier judiciaire dans leur lieu d'origine.
MULTI-RÉCIDENCE
Concernant la récidive multiple, il a regretté que le Gouvernement « transforme des villes comme Barcelone en villes où les criminels peuvent se déplacer librement », en ne combattant pas ce phénomène avec des lois qui fixent des limites claires.
En ce sens, il a rappelé qu'il existe une loi dans ce sens qui a déjà été définitivement approuvée tandis qu'une autre, enregistrée par Junts, sera votée mardi prochain au Congrès, où il espère qu'elle recevra le « feu vert » après « des mois de blocus » par le PSOE.
« C'est à cela que servent les votes du PP. Les sièges du PP sont utiles pour mettre fin au crime, pour garantir que le crime ne puisse pas être une profession dans notre pays, et c'est ce qu'a fait Pedro Sánchez au cours de ces 8 années de gouvernement », a déclaré Gamarra.
DANIEL SIRERA
De son côté, Sirera a reproché à Sánchez d'avoir paralysé la loi proposée par le Parti populaire pour mettre fin à la récidive multiple, en faisant en sorte que les criminels « entrent dans le commissariat par une porte et ressortent par cette même porte quelques heures plus tard pour commettre à nouveau des délits ».
Il a ainsi regretté que, grâce au président du gouvernement, Pedro Sánchez, et au maire de Barcelone, Jaume Collboni, la ville soit « devenue la ville la plus dangereuse de toute l'Espagne », un fait qu'ils tenteront de combattre avec une proposition pour que les commissariats de la Guardia Urabana puissent également recueillir les plaintes.
La mesure, qui sera présentée lors des commissions municipales de février qui se tiendront la semaine prochaine, vise à garantir que « les citoyens aient plus de garanties et plus de facilités » pour déposer ces plaintes au lieu d'attendre des heures dans les commissariats de Mossos d'Esquadra.
