La branche espagnole d'une organisation de trafic de migrants népalais démantelée

La branche espagnole d’une organisation de trafic de migrants népalais démantelée

Il y a sept personnes arrêtées à Madrid et deux à Las Palmas

MADRID, 26 décembre () –

La Police Nationale a démantelé, avec la collaboration d’EUROPOL, la branche espagnole d’une prétendue organisation criminelle internationale dédiée au trafic de migrants d’origine népalaise. Après avoir payé 15 000 euros, ils ont frauduleusement facilité aux migrants l’obtention d’un visa pour entrer sur le territoire Schengen depuis l’Inde, l’Espagne étant pour la majorité la destination finale.

Dans le cadre de l’opération annoncée par la police ce mardi, neuf personnes au total ont été arrêtées, sept à Madrid et deux dans la province de Las Palmas.

Les agents ont accrédité le trafic de 83 migrants, même si l’on estime que l’organisation a trafiqué plus de 300 personnes. Ils ont également permis aux migrants, en échange de 5 000 euros, de passer les tests nécessaires pour obtenir la nationalité espagnole.

Une enquête qui a débuté après une opération policière menée l’année dernière au cours de laquelle il a été possible de démanteler une organisation criminelle dédiée au trafic illégal de personnes d’origine indienne.

Après de nombreuses investigations, les agents ont vérifié qu’il existait une autre cellule criminelle, basée à Madrid, qui faisait partie d’un important réseau criminel international à caractère familial spécialisé dans le trafic de migrants népalais avec des succursales en Inde, au Népal, en Lituanie et en Pologne.

« Route de contrebande »

Selon la police, la route migratoire empruntée par les trafiquants est connue sous le nom de « route de contrebande » et a pour point de départ le Népal, pays d’origine des migrants, et l’Inde, où se trouvent les ambassades et consulats européens pour le Népal.

C’est dans ces bureaux diplomatiques que les dossiers étaient présentés et que les visas frauduleux de type D étaient délivrés et obtenus, les documents qui autorisent à résider, étudier ou travailler dans l’espace Schengen pour une durée supérieure à 90 jours.

Pour obtenir des visas, ils s’en remettaient à des entreprises népalaises et européennes qui leur proposaient de fausses offres d’emploi et d’études qui ne se sont jamais concrétisées.

Depuis l’Inde et avec le visa dans leur passeport, les migrants sont entrés sur le territoire Schengen via la Pologne et Malte, où ils ont enduré le minimum de temps nécessaire jusqu’à ce que l’organisation facilite un deuxième transfert par avion vers l’Espagne, où ils ont obtenu un travail clandestin dans des restaurants indiens. .

Les enquêteurs ont confirmé qu’une partie du réseau était spécifiquement dédiée à faciliter les examens de nationalité espagnole pour les migrants népalais en échange d’une contrepartie s’élevant à 5 000 euros.

Ils l’auraient fait en connivence avec certaines académies de langues, ce qui aurait facilité les questions d’examen ou falsifié la réussite des tests avec lesquels les certificats et diplômes requis dans le processus ont été obtenus.

Dans le cadre de l’opération policière, deux domiciles de la ville de Madrid ont été perquisitionnés, au cours desquels 7 955 euros en espèces, plusieurs appareils électroniques et ordinateurs ainsi que divers documents pertinents à l’enquête ont été saisis.

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