La Députation Forale ouvre d'office une enquête pour superviser l'accueil des mineurs migrants aux Canaries
SANTA CRUZ DE TENERIFE, 19 septembre () –
La Députation Forale a annoncé ce jeudi l'ouverture d'une enquête d'office pour superviser l'accueil des mineurs migrants non accompagnés, une fois que le nouveau protocole mis en œuvre par le Gouvernement des Îles Canaries a fait l'objet d'un recours auprès du TSJC par le Parquet Supérieur des Îles Canaries.
Dans une déclaration, la Représentante, Dolores Padrón, affirme que le nombre de mineurs non accompagnés dont disposent les Îles Canaries « dépasse » la capacité, « non seulement en ce qui concerne leur attention immédiate mais aussi leur attention globale, étant donné que la situation d'urgence est s'est prolongée au fil du temps, ce qui a conduit à la nécessité d'autoriser l'utilisation d'espaces résidentiels, ressources exceptionnelles pour la satisfaction des besoins fondamentaux.
En ce sens, il comprend qu'« il est nécessaire d'adopter des mesures qui garantissent une prise en charge adéquate » et estime donc qu'« il est nécessaire de rappeler les obligations légales établies dans la réglementation applicable, en matière de protection des mineurs, afin de protéger ceux-ci par la loi est accordée aux mineurs en situation de non-protection, sans préjudice des protocoles qui pourraient être établis en matière de coopération loyale et de collaboration entre les administrations compétentes, afin de garantir l'efficacité dans la gestion et l'égalité dans l'exercice des droits ».
La Députation Forale rappelle également à la Direction Générale de Protection des Enfants et des Familles que le 30 juillet 2024, le Médiateur, après sa visite aux ressources d'urgence activées à Hoya Fría et La Orotava, dans l'île de Tenerife, a proposé des mesures qui impliquent, entre autres, « la nécessaire coordination entre les administrations et la cohérence dans leurs interventions, tant en ce qui concerne les mineurs ayant des besoins de protection internationale, qu'en ce qui concerne les mineurs sous la tutelle de l'entité de protection publique, sans papiers, sur le point d'atteindre l'âge de la majorité ». .
Ces recommandations ont été transmises au ministère de l'Intérieur, au secrétaire d'État aux Migrations, au ministère public de l'État et au ministère de la communauté autonome.
Padrón considère pertinent de rappeler l'obligation « de toutes ces actions dans lesquelles l'intérêt supérieur du mineur doit toujours prévaloir ».
PRIORITÉ À L'APPROCHE DE L'ENFANCE
En ce sens, il insiste sur le fait que les services de médiation doivent « garantir que les actions des différentes administrations publiques, chargées de la prise en charge des mineurs, répondent à leur meilleur intérêt, en donnant la priorité dans tous les cas à l'accent mis sur l'enfance par rapport au statut d'immigré », dans le respect de la réglementation applicable en matière de protection des mineurs ».
Padrón souligne également dans sa lettre officielle qu'il est « préoccupé » par la sauvegarde des droits des mineurs étrangers non accompagnés et par la manière dont s'articulera la coordination entre l'Administration générale de l'État, le Parquet et la Communauté autonome pour la réalisation des leurs pouvoirs respectifs, afin de garantir l'attention et l'adoption de toutes les mesures qui assurent la protection et l'assistance dans les situations de manque de protection en mettant l'accent sur les enfants.
« Veuillez nous informer à cet égard, spécifiquement de la manière dont la coordination va se matérialiser dans chacune des îles qui composent notre archipel, des moyens arbitrés à cet égard et adaptés à la réalité de chaque île qui garantissent soins et protection en mettant l'accent sur l'enfance. » , conclut-il.
