La Fondation Cuin assure que les mineurs hébergés à Cartes vivent "dans une absolue normalité" et ignorent la polémique

La Fondation Cuin assure que les mineurs hébergés à Cartes vivent « dans une absolue normalité » et ignorent la polémique

SANTANDER, 8 février. () –

Le président de la Fondation Cuin, Pedro Tresgallo, a assuré que les mineurs migrants non accompagnés arrivés à Cartes cette semaine vivent « avec une normalité absolue » et ignorent la polémique survenue suite à l'ordre de la maire de la commune, Lorena Cueto, de paralyser l'activité du centre d'accueil habilité par le gouvernement de Cantabrie, qui a été suspendu par les mesures conservatoires de la section contentieuse-administrative du tribunal d'instance de Santander.

Dans une interview à la Radio Nationale Espagnole, Tresgallo a expliqué qu'après des premiers jours « très intenses » d' »incertitude et d'inquiétude », la situation au centre est devenue « très calme » et le travail éducatif se déroule normalement. L'équipe et les jeunes sont « en marge » de la situation, a-t-il souligné.

Dans ce sens, la Fondation Cuin a eu « la prudence » de ne pas jouer à la télévision ni à la radio. En outre, le président a déclaré que « pratiquement personne » ne parle espagnol, ce qui a facilité l'arrivée.

Tresgallo a souligné que les mineurs pratiquent des activités sportives et de loisirs en dehors du centre urbain de Cartes et se concentrent sur leur processus d'adaptation à l'environnement. « Ils ont le nerf normal de quand on arrive dans un nouveau foyer, on commence à connaître les éducateurs et les personnes avec qui on va vivre, mais ils ne comprennent rien à la polémique », a-t-il souligné.

D'autre part, le président de Cuin a défendu que le centre remplit toutes les conditions requises par la réglementation en vigueur pour les ressources d'accueil d'urgence et qu'il est fréquenté par des professionnels spécialisés.

De même, il a souligné que la fondation a 33 ans d'expérience dans l'accueil de mineurs et gère neuf foyers d'accueil dans six municipalités de Cantabrie et que jusqu'à présent il n'y a « jamais » eu de situations similaires à celle de Cartes.

« ERREUR EN VRAC »

En ce sens, Tresgallo a déclaré que les administrations ont commis « une erreur majeure ». D'une part, il a souligné le Gouvernement de Cantabrie « pour avoir pris une décision unilatérale lors du choix de l'emplacement de ce centre » et, d'autre part, la Mairie de Cartes « pour y avoir mis l'accent ».

Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de protéger la vie privée des mineurs et a demandé aux institutions et aux médias de se conformer à la loi sur la protection de l'enfance, qui établit « la confidentialité absolue de ce type de ressources », a-t-il souligné.

Enfin, il a appelé à considérer les mineurs comme des « enfants en situation de vulnérabilité » et non comme un problème, soulignant que l'intégration sociale et éducative est l'objectif prioritaire du travail réalisé par la fondation.

A lire également