La Régie lance un appel d'offres pour 385.000 euros pour le service d'intervention sociale et communautaire pour les migrants temporaires à Huelva

La Régie lance un appel d'offres pour 385.000 euros pour le service d'intervention sociale et communautaire pour les migrants temporaires à Huelva

HUELVA, 23 novembre () –

Le Département d'Inclusion Sociale, Jeunesse, Famille et Égalité du Gouvernement d'Andalousie a lancé un appel d'offres, pour une valeur de 385 394 euros, pour la fourniture d'un service spécialisé d'action et d'intervention sociale et communautaire, de médiation interculturelle et d'accompagnement socio-sanitaire destiné aux femmes immigrées du Maroc, embauchées à l'origine dans le cadre du programme de migration circulaire, et intégrées aux campagnes agricoles de cueillette de fruits rouges dans la province de Huelva.

Le service, qui n'inclut pas de fonctions d'intermédiation professionnelle et ne génère aucun lien de travail entre les travailleurs intérimaires et l'administration contractante, doit « garantir, tout au long de la campagne agricole et dans tous les lieux où résident ou travaillent les bénéficiaires, une attention permanente, professionnelle, multilingue, accessible et culturellement appropriée, y compris des soins d'urgence 24 heures sur 24 ».

Le ministère souligne que dans les services d'action et d'intervention sociale et communautaire, la médiation socioculturelle est un processus qui « cherche à faciliter la communication, les relations et l'intégration entre des personnes ou des groupes de cultures différentes », aidant à « résoudre les conflits » et favorisant la « coexistence harmonieuse ».

Ce service se concentre sur « la construction de ponts de dialogue et de compréhension, la reconnaissance et la valorisation de la diversité culturelle ». Il souligne donc que la médiation socioculturelle est « un outil précieux pour construire des sociétés plus inclusives et harmonieuses », où la diversité culturelle « est valorisée et utilisée comme moteur de croissance et de développement et est conçue comme un outil d'intervention sociale dans ce type de services ».

Le Département d'Inclusion souligne que la médiation socioculturelle, dans les services d'action et d'intervention sociale et communautaire, implique la promotion de l'intégration, de manière à « chercher à éviter ou à réduire les situations conflictuelles pouvant survenir en raison des différences culturelles, en favorisant la participation et l'inclusion de tous les membres de la communauté ». Il cherche également à « faciliter le dialogue », afin que le médiateur socioculturel « agisse comme un tiers impartial qui aide les gens à communiquer et à se comprendre, même en cas de barrières culturelles, linguistiques ou sociales ».

De même, nous travaillons sur la résolution des conflits. À cet égard, le médiateur intervient dans des situations de conflits non professionnels, « en essayant d'apporter des solutions mutuellement bénéfiques et en promouvant l'empathie et le respect mutuel », ainsi que dans le développement des compétences sociales, afin que « le travail soit effectué sur le développement des compétences de communication et de négociation, qui permettent aux personnes d'interagir de manière efficace et respectueuse avec des personnes d'autres cultures ».

Le modèle de migration circulaire, articulé dans le cadre du programme de gestion collective d'embauche à l'origine (Ordre GECCO), implique le mouvement de contingents de travailleurs étrangers qui fournissent des services dans des campagnes agricoles spécifiques et retournent dans leur pays une fois celles-ci terminées.

En ce sens, le Ministère souligne que ce modèle, « bien qu'il offre des opportunités d'emploi, nécessite un accompagnement spécifique pour garantir l'exercice des droits et le bien-être de ces travailleurs pendant leur séjour temporaire ».

De cette manière, toutes les femmes marocaines initialement embauchées pour participer à la campagne des fruits rouges de Huelva et qui se trouvent sur le territoire andalou pendant la durée du contrat seront les bénéficiaires directes du service.

Les enfants mineurs accompagnant les travailleurs, les femmes en situation particulièrement vulnérable identifiées au cours de la campagne, les employeurs ou les gestionnaires d'exploitations agricoles qui demandent un soutien pour faciliter la communication et la résolution des incidents, ainsi que les administrations publiques et les entités collaboratrices qui interviennent dans la gestion de la campagne et dans la prise en charge de cette population peuvent également en bénéficier indirectement.

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