Le CEAR collabore à la régularisation extraordinaire des migrants qui « favorise la société »
SÉVILLE, le 28 mai. () –
La Commission espagnole d'assistance aux réfugiés (CEAR) de Séville reçoit ce samedi 30 mai, avec un « grand honneur », la Médaille de la Ville décernée par la Mairie, dans le cadre du processus de régularisation extraordinaire des migrants, dans lequel la commission collabore pour « garantir les droits et rendre digne la vie de milliers de personnes qui résident déjà en Espagne ».
En ce sens, le coordinateur du CEAR souligne que cette régularisation « permet de lutter de manière décisive contre l'exploitation du travail et de parvenir à des sociétés plus inclusives et plus solidaires », en plus d'assurer une sécurité juridique aux personnes « afin qu'elles fassent partie de cette société et contribuent dans différents domaines ».
De même, il appelle à lutter contre les crimes de haine qui, selon ses dires, « augmentent progressivement avec les messages racistes », favorisant l'intégration des migrants dans la société, car « une fois à l'intérieur, les arguments de ces discours disparaissent ».
Ainsi, le CEAR souligne que cette extraordinaire régularisation « profite non seulement à la population migrante, mais aussi à la société dans son ensemble », puisqu'elle contribue à créer des sociétés « plus cohésives » et représente également « une contribution économique à l'assurance sociale qui profite à tous ».
MIGRATION INVISIBILISÉE
Selon les dernières données de l'Office d'Asile et Refuge (OAR), les principales nationalités des demandeurs d'asile en Espagne proviennent d'Amérique latine et accèdent au pays par l'aéroport international de Madrid-Barajas, « par rapport à l'idée générale des migrants africains », compare Navarro.
En ce sens, le Venezuela est, « de loin », la première nationalité des personnes demandant une protection internationale, suivi du Mali, de la Colombie, du Maroc et du Nicaragua, donc sur les cinq premières nationalités, au 30 avril 2026, trois correspondent à des pays d'Amérique latine. « Les images des bateaux sont celles qui ont le plus d'impact, mais la réalité est différente », explique le coordinateur.
Dans ce contexte, le CEAR est né en 1979, porté par l'engagement en faveur de la défense des droits de l'homme et, fondamentalement, du droit d'asile. Depuis plus de quatre décennies, l'organisation œuvre avec l'objectif de « faire progresser la reconnaissance du droit d'asile et garantir l'accès à la protection internationale avec toutes les garanties juridiques ».
A cette fin, elle propose une prise en charge « directe et intégrée » aux réfugiés dans des domaines tels que l'accueil, la prise en charge psychosociale et juridique, le plaidoyer politique et le signalement des violations des droits. De même, elle dispose de centres d'accueil pour les demandeurs d'asile, les réfugiés et les profils de migrants en situation de vulnérabilité, qu'elle soutient à travers des équipes professionnelles pour « réussir leur intégration en Espagne ».
Dans ce cadre, une personne en procédure d'asile dispose d'un document de demande de protection internationale qui lui permet de résider en Espagne et, une fois six mois écoulés depuis la formalisation de la demande, de travailler sur le territoire national.
Conformément à la Convention de Genève de 1951, un demandeur d'asile, après analyse de sa situation, peut accéder à une ressource d'accueil pendant le traitement de sa demande et y poursuivre sa démarche si la protection internationale est reconnue. Dans le cas contraire, vous devez quitter le refuge là où vous vous trouvez. « Un processus qui peut durer, selon chaque cas, de six mois à un an. »
L'événement institutionnel de la Journée de San Fernando, saint patron de la ville, aura lieu le 30 mai à 11h30 au Palais des Congrès et des Expositions de Séville (Fibes).
