Le coordinateur du CIE No Cadix dénonce l'ouverture du nouveau centre d'internement des étrangers à Algésiras
ALGECIRAS (CADIX), 6 ( )
Le coordinateur du CIE No Cadix a dénoncé l'ouverture « surprise » du nouveau Centre d'internement pour étrangers d'Algésiras (Cadix), un espace transformé en « le plus grand centre de détention de migrants du pays » avec une capacité de « 500 personnes », annonçant l'appel à une marche contre ces centres le 22 novembre dans la ville d'Algésiras.
Dans un communiqué, le coordinateur a souligné que ce CIE « accentue la vision criminalisante de la migration et la normalisation de la privation de liberté pour des actes non criminels comme pratique courante », faisant de ces installations « l'un des plus grands centres de détention de migrants de l'Union européenne ».
Ce « macro centre », construit à proximité du Centre pénitentiaire de Botafuegos, a une capacité de 507 places et dispose de différents modules prévus pour l'internement d'hommes, de femmes « et même d'enfants », comme l'a prévenu cette entité.
Ce faisant, ils ont considéré qu'Algésiras « se positionne comme un point de repère sur la carte des lieux où les droits de l'homme sont violés », puisque les CIE sont, « en pratique, des prisons pour immigrés, où la raison centrale de leur enfermement est leur statut de migrant en situation administrative irrégulière ».
Selon ce coordinateur, « il s'agit d'une violation flagrante du droit légitime à la mobilité », un droit qui « doit être reconnu et respecté pour chaque personne », sachant également que la mobilité « est souvent motivée par des situations d'extrême pauvreté ou de risque réel pour sa vie ».
Le coordinateur du CIE No Cadix a également assuré que les centres de détention pour étrangers « ne sont pas nécessaires » et que le fait d'en implanter un à Algésiras « n'a aucun sens pratique », soulignant que « la réglementation prévoit des alternatives beaucoup moins lourdes et coûteuses à l'utilisation de ces prisons secrètes, qui ne prévoient la privation de liberté qu'en dernier recours ».
Selon l'entité, les CIE sont un chiffre « désaffecté », soulignant que le nombre d'internements « a été considérablement réduit d'année en année », et qu'à Algésiras il y avait déjà un « ancien » CIE d'une capacité de 60 personnes, qui hébergeait « 20 personnes par jour en moyenne », c'est pourquoi ils ont montré leur confusion face au fait que « 30 millions d'euros ont été investis dans une macro CIE de 500 places ».
En outre, ils ont fait référence aux données du ministère de l'Intérieur pour l'année 2024, qui indiquent que « deux expulsions sur trois effectuées cette année-là ont été effectuées sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'enfermement dans un CIE », ce qui montre « objectivement et sans équivoque qu'un CIE n'est pas nécessaire pour procéder à une expulsion ».
C'est pourquoi ils ont demandé une nouvelle fois la fermeture du CIE d'Algésiras et du reste des CIE qui existent dans le pays, annonçant la continuité des actions et de la sensibilisation qui montrent aux citoyens « la réalité de ces centres et les histoires de douleur et de souffrance qu'ils provoquent ».
