Le mentorat social ralentit la corrélation entre racisme et solitude, selon une étude

Le mentorat social ralentit la corrélation entre racisme et solitude, selon une étude

BARCELONE, 18 août () –

Le mentorat social contribue à mettre fin à la corrélation entre racisme et solitude et aide à préserver les liens de la société d'accueil, selon l'étude « Mentorat social, bien-être et santé mentale chez les migrants racialisés » promue par l'Observatoire social de la Fundació La Caixa et de l'Université de Gérone.

La recherche, réalisée par Òscar Prieto Flores et Eila Prats Brugat, de l'Université de Gérone, et Isabel Gutiérrez Pedemonte et Raquel Carrión Alfonso, de la Coordinatrice du Mentoring Social, vise à analyser l'impact de ces interventions comme outil de soutien aux migrants touchés par le racisme.

L'étude a révélé que le mentorat n'augmente pas le bien-être en général, mais qu'il agit comme un facteur de protection contre la discrimination, empêchant la détérioration du bien-être psychologique.

Les programmes de mentorat reposent sur l’hypothèse que le renforcement des liens de confiance peut agir comme un bouclier protecteur contre l’exclusion et la discrimination et, à cette fin, les différences entre un groupe participant à un programme de mentorat et un groupe témoin sans mentorat sont analysées.

La recherche, à laquelle ont participé un total de 157 jeunes migrants racialisés (principalement d'Afrique, d'Europe de l'Est et d'Amérique latine), montre une différence dans la manière dont les deux groupes font face au racisme, puisque le mentorat a neutralisé l'une de ses principales conséquences : l'isolement social.

D'autre part, l'analyse souligne que la discrimination pousse généralement les personnes concernées à s'identifier davantage à leur propre communauté et, alors que dans le groupe témoin, les liens avec les autochtones ont diminué de 45 % à 32 %, ceux qui ont participé aux programmes de mentorat ont maintenu un réseau diversifié.

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