« Le pays doit prendre les choses en main »
MADRID, 24 juillet. ( ) –
Le Ministre de la Jeunesse et de l'Enfance a averti les communautés autonomes de la nécessité d'accueillir les mineurs migrants arrivés aux îles Canaries, après le vote pour prendre en considération la réforme de la loi sur l'immigration rejetée par le Congrès.
« Nous devons assumer la responsabilité du fait que les mineurs doivent être accueillis autant que possible dans tout le pays ; les îles Canaries sont la porte d'entrée mais c'est le pays dans son ensemble qui doit prendre en charge », a expliqué Rego dans une interview sur. TVE recueilli par Europa Press, dans lequel il admet son malaise face au rejet de la réforme.
Le ministre a expliqué que le gouvernement allait étudier « toutes les options disponibles à ce moment-là » avec « très calme mais avec une certaine agilité car la situation est insoutenable aux îles Canaries ». En ce sens, il a promis de disposer d'une option alternative « dans quelques jours ».
Il a insisté sur le fait que le mécanisme le plus efficace est la réforme de l'article 35 de la loi sur l'immigration, qui « prévoit automatiquement la solidarité et l'accueil obligatoire pour tous les territoires », même s'il n'a pas exclu que la réforme puisse être reprise dans le futur. « C'est une question de conviction politique ».
« Il y a de la place pour tout dans la mesure où il y a une volonté de s'asseoir et de dialoguer, mais avec des propositions sérieuses qui permettent d'avancer, en proposant légitimement les modifications jugées appropriées par chaque force politique », a soutenu le responsable de la Jeunesse et de l'Infancia, qui a insisté sur le fait qu' »une bonne partie des revendications des partis » pour soutenir la réforme « ont été satisfaites ». « Même à certains éléments que le PP a soulevés hier, nous avons répondu affirmativement », a affirmé le ministre.
Pour cette raison, il considère qu ' »il existe la possibilité de reprendre le projet de manière urgente ou même de déboucher sur un arrêté royal, mais pour cela il faut un accord et une volonté des forces politiques ».
Concernant le rejet du projet de loi par Junts, Rego a assuré comprendre que les partisans de Carles Puigdemont demandent « que l'on prenne en considération la politique d'accueil de la Catalogne », car « c'est l'un des territoires qui compte le plus d'enfants en famille d'accueil ».
« Cela doit être pris en compte pour créer un système durable avec les ressources disponibles », a-t-il ajouté. Mais il a insisté sur le fait que le système proposé par le gouvernement reconnaissait l'effort d'accueil antérieur de chaque communauté autonome : « Il ne s'agissait pas simplement d'une répartition arithmétique des enfants ».
Dans ce contexte, Rego a reconnu « l'asymétrie entre les territoires » et a défendu « un mécanisme solidaire et contraignant ».
