Le pilote d'un bateau qui transportait 33 migrants du Maroc le 31 mai est arrêté à Algésiras
ALGECIRAS (CADIX), 10 ()
La Police Nationale de Cadix a arrêté un citoyen marocain qui aurait été intégré à une organisation criminelle internationale dédiée au trafic de migrants et qui serait le pilote d'un bateau pneumatique qui, le 31 mai 2026, a transporté illégalement 33 personnes depuis la côte de Casablanca (Maroc) vers les eaux espagnoles.
Les migrants sont restés entassés dans un bateau d'environ huit mètres de long, une capacité insuffisante pour accueillir la trentaine de personnes transportées, puisque ce type d'embarcation est habituellement conçu pour entre 12 et 18 occupants, a indiqué la Police nationale dans une note.
Le voyage, qui a duré près de trois jours, a été marqué par des situations « extrêmement dangereuses » pour les passagers, qui ont dû faire face à de fortes vagues qui faisaient constamment entrer de l'eau dans le bateau.
Pour éviter de couler, les migrants ont été contraints de puiser de l'eau à l'aide de petites bouteilles en plastique coupées en deux. De plus, ils manquaient de provisions suffisantes et étaient exposés aux intempéries pendant le voyage.
La situation a atteint son moment « le plus critique » lorsque le bateau a été laissé à la dérive dans les eaux du détroit de Gibraltar après la panne du moteur de 40 chevaux qui entraînait les pneumatiques. À cet égard, il a été souligné que la puissance était « clairement insuffisante » pour parcourir la distance qui sépare le point de départ des côtes espagnoles à travers les eaux de l'océan Atlantique.
L'alerte a été donnée par un navire marchand qui naviguait dans la zone et qui a détecté la présence du navire. Par la suite, Maritime Rescue a localisé les occupants et a procédé à leur sauvetage.
Les investigations menées par les agents de l'Unité contre les Réseaux d'Immigration Illégale et les Falsifications Documentaires (UCRIF) de la Commissariat Local d'Algésiras ont permis de déterminer que l'homme actuellement détenu s'était fait passer pour un autre migrant afin de rendre difficile son identification et d'échapper à l'action de la police.
Les personnes transportées auraient payé des sommes comprises entre 2 000 et 2 500 euros par personne pour effectuer la traversée, ce qui fait du trafic de migrants l'une des activités « les plus lucratives » pour les organisations criminelles dédiées à ce type de délinquance.
Le détenu a été mis à la disposition de la Section d'Instruction du Tribunal d'Instance d'Algésiras, qui a ordonné son emprisonnement.
La Police Nationale maintient l'enquête ouverte et continue de mener divers efforts visant à obtenir de nouvelles informations qui permettront de mener de futures actions contre les organisations criminelles dédiées au trafic illicite de migrants.
Ainsi, les enquêtes menées ont révélé le mode d'action des organisations criminelles basées au Maroc, qui profitent de la situation vulnérable de nombreuses personnes souhaitant rejoindre le continent européen à la recherche de meilleures opportunités, comme l'indique la Police.
Ces réseaux ont organisé des structures chargées de capturer les migrants, de coordonner les mouvements et d'organiser les départs depuis différents points de la côte marocaine.
