Le PSOE accuse Nolasco de mentir "pour alimenter le discours de haine" et exige qu'Azcón le désavoue immédiatement

Le PSOE accuse Nolasco de mentir « pour alimenter le discours de haine » et exige qu'Azcón le désavoue immédiatement

SARAGOSSE, 10 juillet. ( ) –

Le PSOE accuse le vice-président du Gouvernement d'Aragon et ministre de la Déréglementation, de la Prévoyance sociale et de la Famille, Alejandro Nolasco, de mentir et de commettre une irresponsabilité institutionnelle pour avoir annoncé jeudi dans la salle de presse Pignatelli une réforme juridique visant à empêcher les immigrants en situation administrative irrégulière d'accéder à la Prestation complémentaire aragonaise au revenu minimum vital alors que cette possibilité, dit-on, « n'existe tout simplement pas ».

C'est ce qu'a défendu vendredi la porte-parole adjointe socialiste de la Protection Sociale, Mónica Iglesias, qui a, en outre, demandé au président aragonais, Jorge Azcón, de désavouer ces déclarations « car, sinon, il les approuverait ».

Mónica Iglesias a expliqué que « la réglementation actuelle empêche déjà une personne en situation administrative irrégulière de bénéficier du revenu minimum vital et, par conséquent, elle ne peut pas accéder à la prestation complémentaire gérée par le gouvernement d'Aragon ». « M. Nolasco ment délibérément », a-t-il déclaré.

« Annoncer une modification juridique pour interdire quelque chose qui est déjà interdit ne peut répondre qu'à deux raisons : soit à une méconnaissance inquiétante de la législation qu'applique votre propre ministère, soit à une stratégie délibérée visant à diffuser un faux message et à alimenter la peur et la confrontation », a-t-il ajouté.

« Ce qui est vraiment grave, c'est qu'un vice-président du gouvernement utilise une institution publique pour construire une histoire basée sur un mensonge au lieu de se consacrer à résoudre les vrais problèmes des services sociaux en Aragon », critiquent les socialistes.

C'est pour cette raison que la députée Mónica Iglesias a demandé au président Jorge Azcón « de préciser s'il soutient les déclarations de son vice-président ou si, au contraire, il va rectifier publiquement les déclarations inappropriées d'un membre du Gouvernement d'Aragon ». « Le silence du président le rendrait co-responsable d'une stratégie basée sur la désinformation et l'utilisation politique de l'immigration », a-t-il conclu.

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