Le système de protection galicien, "à la limite" selon la Xunta après avoir permis plus de 100 places pour mineurs migrants

Le système de protection galicien, « à la limite » selon la Xunta après avoir permis plus de 100 places pour mineurs migrants

SANTIAGO DE COMPOSTELA, 12 octobre () –

La Xunta place le système galicien de protection de l'enfance « à la limite » après que, selon ses données, elle ait dû ouvrir plus de 100 places extraordinaires pour l'accueil de mineurs étrangers non accompagnés référés par le gouvernement central au cours de l'année dernière.

L'Administration autonome estime qu'il existe environ 800 places ordinaires dans le réseau de protection de Galice, constituées de petites ressources réparties dans toute la communauté. Selon lui, le système a été conçu pour prendre en charge les mineurs dans ces centres sans les différencier selon la nationalité, tandis que l'augmentation des références de mineurs migrants a conduit à la mise en place de ressources spécifiques pour ce groupe.

La Xunta attribue ce changement aux transferts de mineurs effectués par le gouvernement central et soutient qu'ils se sont produits sans la planification et la coordination qui, à son avis, auraient été nécessaires. Dans ce contexte, il défend que les plus de 100 places activées sont extraordinaires et s'ajoutent à la capacité ordinaire du réseau.

Les données officielles de l'État établissent pour la Galice en 2026 une capacité ordinaire de 940 places pour mineurs étrangers non accompagnés, par rapport aux 886 attribuées en 2025. Ce chiffre se réfère spécifiquement à la capacité pour mineurs étrangers et non à l'ensemble des ressources du système galicien de protection des mineurs.

La Xunta assure que la Galice a accueilli tous les mineurs qui lui ont été référés et affirme qu'actuellement, « elle n'a plus de lieux ordinaires ». Par conséquent, il exige que toute nouvelle orientation soit accompagnée d’une planification préalable et de ressources suffisantes pour prodiguer des soins.

DIFFÉRENCES SUR LE FINANCEMENT

La situation se produit également dans un contexte de désaccord entre la Xunta et le gouvernement central concernant le financement de l'accueil de ces mineurs.

L'Administration autonome dénonce que les fonds publics alloués à cet effet ont été réduits de 82% l'année dernière, passant, selon ses données, de 4,2 millions d'euros à 750.000 euros.

La Xunta exige que l'État augmente les ressources allouées aux communautés pour prendre en charge les mineurs étrangers non accompagnés et considère que le financement actuel ne correspond pas au coût des soins qu'il doit assumer.

En parallèle, le modèle de protection galicien maintient l'objectif de soins résidentiels dans des ressources de petite taille et proches de l'environnement communautaire. La Xunta soutient que la nécessité de créer des dispositifs spécifiques pour les mineurs migrants représente un changement par rapport à cette approche et prévient que le manque de lieux ordinaires limite leur capacité à entreprendre de nouvelles incorporations.

Le gouvernement central, pour sa part, a établi, à travers la répartition étatique des capacités, les places qui correspondent à chaque communauté pour la prise en charge des mineurs étrangers non accompagnés. D'ici 2026, la Galice compterait 940 places, sur un total de 17 081 pour l'ensemble des communautés autonomes.

Le scénario laisse donc sur la table deux questions différentes : la capacité du réseau ordinaire de protection des mineurs et la disponibilité de ressources spécifiques pour prendre en charge les mineurs étrangers non accompagnés orientés vers la Galice. La Xunta affirme que les deux réseaux sont déjà sous pression, ce qui nécessite d'augmenter la planification et le financement.

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