Le TSJC suspend l'accord des îles Canaries afin que les ONG n'accueillent pas de mineurs migrants sans leur autorisation
Il s’agit d’une procédure différente de celle qui a suspendu le 20 septembre le protocole de prise en charge des mineurs migrants.
LAS PALMAS DE GRAN CANARIA, 26 ( )
Le Tribunal Supérieur de Justice des Îles Canaries a suspendu l'accord du Gouvernement des Îles Canaries du 2 septembre afin que les ONG n'acceptent pas les mineurs migrants non accompagnés arrivés irrégulièrement dans les îles sans la connaissance préalable et l'autorisation de l'Exécutif régional.
C'est ce qu'a rapporté jeudi le TSJC, qui a ajouté que la section II de la Chambre Contentieuse-Administrative, dans son siège à Las Palmas, a ainsi accepté la mesure conservatoire très provisoire demandée par le Réseau Espagnol d'Immigration et d'Assistance aux Réfugiés.
L'accord du Gouvernement des Îles Canaries prescrivait aux entités collaboratrices de ne pas accueillir de nouveaux migrants aux frais de la CCAA, sauf communication préalable de conformité ou autorisation expresse des autorités régionales compétentes.
Tout cela, a poursuivi l'Exécutif régional, afin de protéger les intérêts des mineurs migrants non accompagnés dont il s'occupe déjà.
LES MINEURS NE SERONT PAS ACCUEILLIS « AUTOMATIQUEMENT »
À cet égard, la Chambre a indiqué dans son ordonnance que « cela signifie que, depuis l'adoption de l'accord contesté, les nouveaux mineurs migrants qui arrivent sur les côtes des Îles Canaries ne seront pas automatiquement accueillis dans les centres d'accueil gérés par la entités collaboratrices contractées par le Gouvernement des Îles Canaries, mais cette réception est soumise à une communication préalable de conformité ou à une autorisation expresse des autorités régionales compétentes.
« Du texte de l'accord – a-t-il poursuivi – il ressort également clairement que l'intention de la LACC est que les mineurs restent sous la garde et la garde des autorités de l'État chargées de leur collecte en mer et de leur identification ultérieure, en suspendant la réception des nouveaux mineurs, migrants en charge des ressources régionales ».
Pour cette raison, l'ordonnance continue d'indiquer que « nous sommes confrontés à une mesure qui modifie de manière significative la procédure de délivrance et d'assistance aux mineurs migrants non accompagnés qui était jusqu'alors observée et dont la mise en œuvre peut compromettre les intérêts de ce groupe ». particulièrement vulnérables, c’est pourquoi nous apprécions l’urgence particulière qu’il y a à adopter cette mesure.
PROCÉDURE DIFFÉRENTE
Le TSJC a précisé qu'il s'agit d'une procédure différente de celle suivie par le tribunal de Tenerife, qui a suspendu le 20 septembre le protocole de prise en charge des mineurs migrants non accompagnés des îles Canaries, conformément à la demande de mesures d'extrême précaution formulée par le Parquet Supérieur des Îles Canaries pour violation des droits.
L'ordonnance ne constitue pas la clôture définitive de la procédure, puisqu'elle ne répond qu'à la demande de suspension à titre très provisoire, sans entendre la partie pour des raisons d'extrême urgence.
Enfin, le Tribunal Supérieur de Justice des Îles Canaries a rappelé qu'une nouvelle phase s'ouvre désormais dans laquelle la Communauté pourra formuler les allégations qu'elle jugera appropriées.
