Le TSJM rejette un recours d'Aragon contre le Ministère de la Jeunesse pour l'accueil des mineurs migrants
MADRID, 12 décembre ( ) –
Le Tribunal Supérieur de Justice de Madrid (TSJM) a décidé de rejeter le recours contentieux-administratif déposé par la communauté autonome d'Aragon contre le Ministère de la Jeunesse et de l'Enfance pour l'élaboration du décret-loi royal pour l'accueil contraignant et solidaire des enfants migrants non accompagnés.
Plus précisément, Aragon avait présenté un recours suite à une communication envoyée par la Direction générale des droits des enfants et des adolescents le 20 mars. Dans le courrier électronique, il était rappelé à la CCAA que, conformément aux dispositions du décret-loi royal, les territoires devaient envoyer des informations sur le nombre de mineurs étrangers non accompagnés et sur l'occupation effective du nombre de places accueillant des mineurs.
Les magistrats considèrent qu'il ne s'agit ni d'un « acte de décision administrative », ni d'un « acte de traitement qualifié », mais simplement d'une « demande de renseignements ».
Des sources du Ministère de la Jeunesse et de l'Enfance ont indiqué qu'il s'agit du « troisième coup judiciaire » que reçoit Aragon dans « sa tentative d'arrêter le développement législatif de l'accueil contraignant et solidaire proposé par le ministère ».
Ainsi, ils rappellent qu'en juin, le TSJM a annulé les mesures de précaution demandées par l'Exécutif régional pour éviter de divulguer leurs données d'accueil des garçons, filles et adolescents migrants non accompagnés ; et que plus tard, en juillet, le Tribunal national a rejeté les recours formés par Aragon contre la convocation de la Conférence sectorielle sur l'enfance et l'adolescence.
Les mêmes sources ont assuré que la stratégie judiciaire d'Aragon « est non seulement désastreuse du point de vue juridique, mais comporte également une claire composante raciste ». En outre, ils ont souligné que ces décisions judiciaires « démontrent que la procédure législative non seulement place les droits des mineurs étrangers non accompagnés au centre, mais qu'elle est également juridiquement irréprochable ».
