Les maires du MÉS refusent de céder les espaces municipaux pour créer des « centres de rétention » pour mineurs migrants
PALMA, 18 novembre ( ) –
Les maires du MÉS de Majorque ont refusé de céder les espaces municipaux qui pourraient potentiellement être utilisés pour l'accueil de mineurs étrangers non accompagnés, estimant que l'intention du Consell de Majorque est de les utiliser comme « centres de détention et de dissuasion ».
C'est ainsi qu'ils se sont exprimés ce mardi lors de leur discours à l'Assemblée des Maires tenue à Sant Llorenç des Cardassar et présidée par le leader de l'institution insulaire, Llorenç Galmés.
Les éco-souverainistes, comme le rapporte le parti dans un communiqué, ont répondu de cette manière à la lettre que le Consell a récemment envoyée aux mairies en leur demandant des informations sur les installations municipales qui pourraient être utilisées pour accueillir des mineurs migrants.
Le porte-parole des élus municipaux du MÉS et maire d'Esporles, Josep Ferrà, a assuré qu'ils ne laisseraient pas d'espaces « pour punir les mineurs et créer des centres de détention et de dissuasion ».
« Vous ne nous verrez pas transformer un espace municipal en Guantanamo ou en Alcatraz », a-t-il souligné.
Les propos de Ferrà surviennent un jour après que le deuxième vice-président du Consell de Majorque, Pedro Bestard (Vox), a célébré la création d'un premier centre d'accueil pour mineurs migrants dans l'ancienne caserne Son Tous.
Là, a-t-il applaudi, ils seront « sans luxe, ils seront confortables et sans privilèges », ce qui, selon lui, dissuadera les migrants de venir à Majorque.
Le maire d'Esporles a accusé le Consell d' »agir dos aux conseils municipaux » et a prévenu que les municipalités « ne peuvent pas servir d'alibi pendant que le PP et Vox s'engagent dans une politique partisane avec les enfants vulnérables ».
RÉUNION URGENTE AVEC LES IMAS
Ferrà, en revanche, a appelé à « la transparence, la coordination et un espace formel de dialogue » dans lequel les administrations peuvent travailler ensemble pour accueillir ces mineurs.
C'est pourquoi les représentants municipaux du MÉS ont formellement demandé une rencontre urgente avec le président de l'Institut majorquin des affaires sociales (IMAS), Guillermo Sánchez.
Ils ont également exigé la convocation d'une Assemblée extraordinaire des maires pour traiter de cette question, à laquelle apparaît également le ministre de la Protection sociale de l'île.
