Les migrants en régularisation extraordinaire ne pourront pas demander l'IMV avant d'avoir accompli un an de résidence légale

Les migrants en régularisation extraordinaire ne pourront pas demander l'IMV avant d'avoir accompli un an de résidence légale

MADRID, 8 février () –

Les migrants qui bénéficient de la régularisation extraordinaire annoncée par le gouvernement ne pourront pas demander le revenu minimum vital (IMV) pendant la première année de résidence en Espagne, ils devront donc attendre le renouvellement de leur autorisation pour demander cette prestation.

Les mêmes sources ont précisé que les candidats doivent remplir le reste des conditions qui prouvent la situation de vulnérabilité économique, qui prennent en compte la valeur nette, les actifs non professionnels et le niveau de revenus et de revenus et une autre série de conditions liées à leur situation personnelle ou à celle de leur unité de cohabitation.

Comme ils le rappellent, les personnes en situation irrégulière ne peuvent pas accéder à cette prestation destinée à prévenir le risque de pauvreté et d'exclusion sociale.

Quoi qu'il en soit, les mêmes sources insistent sur le fait que la régularisation extraordinaire des migrants leur permettra de « travailler, dès le premier jour, dans n'importe quel secteur et dans n'importe quelle partie de l'Espagne, en garantissant leurs droits et en favorisant les opportunités de pleine insertion socio-professionnelle ».

Selon les dernières statistiques publiées par le ministère de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, en janvier, l'IMV a atteint 798.312 foyers dans lesquels vivent 2.441.675 personnes, dont plus d'un million d'enfants et d'adolescents.

À PARTIR DE 10 EUROS PAR MOIS

Le montant moyen de l'allocation est de 546,8 euros par mois et par foyer. Cependant, il ne s'agit pas d'un montant fixe et il peut y avoir le cas de bénéficiaires qui facturent 10 euros d'IMV mensuelle puisque, selon le portail de la Sécurité sociale, le montant de cette prestation pour le bénéficiaire individuel ou la cohabitation est « la différence entre le revenu garanti et l'ensemble des revenus et revenus de ces personnes, à condition que le montant qui en résulte soit égal ou supérieur à 10 euros par mois ».

Comme on peut le lire sur le même portail, pour cette année 2026, le montant mensuel du revenu garanti est de 733,6 euros. Ce montant augmente de 22 % si le bénéficiaire présente un degré d'invalidité égal ou supérieur à 65 %. Autrement dit, si un bénéficiaire perçoit un revenu de 723,6 euros par mois, son IMV sera de 10 euros, avec lesquels il atteindrait déjà ce revenu garanti de 733,6 euros.

Pour l'unité de cohabitation, le revenu garanti est de 953,68 euros pour l'unité formée par un adulte et un mineur ou deux adultes ; 1 173,76 euros pour celles composées d'un adulte et de deux mineurs, de deux adultes et d'un mineur ou de trois adultes ; 1 393,84 euros pour un adulte et trois mineurs, deux adultes et deux mineurs, trois adultes et un mineur, ou quatre adultes ; et 1 613,92 euros pour ceux composés d'un adulte et de quatre mineurs ou plus, de deux adultes et de trois mineurs ou plus, de trois adultes et de deux mineurs ou plus, ou de quatre adultes et un mineur.

Ces montants sont majorés d'un supplément de 22 % dans le cas d'une unité de cohabitation monoparentale. Par ailleurs, un supplément mensuel d'aide à l'enfance (CAPI) est versé pour chaque membre mineur de la cohabitation : 115 euros s'il a moins de 3 ans ; 80,50 euros s'ils ont entre 3 et 6 ans ; et 57,50 euros pour les personnes de plus de 6 ans.

Concernant le profil, l'âge moyen des bénéficiaires de l'IMV est de 28,4 ans, et 53,4% sont des femmes. Par nationalité, 139.712 bénéficiaires de prestations sont étrangers, contre 658.343 Espagnols.

Concernant les exigences, selon Inclusion, les candidats doivent démontrer qu'ils ont résidé en Espagne de manière légale, effective et continue pendant au moins l'année précédente, en s'inscrivant au registre central des étrangers dans le cas des citoyens de l'UE et de la Suisse, ou avec l'autorisation correspondante dans le cas des personnes originaires de pays tiers.

L'adresse en Espagne est vérifiée par un certificat d'enregistrement et l'unité de cohabitation est démontrée par le livret de famille, les actes d'état civil ou les données du registre.

En outre, tant le demandeur que le reste des membres de son foyer doivent se trouver dans une situation de vulnérabilité économique, car ils ne disposent pas de revenus ou de biens suffisants.

Par ailleurs, le ministère rappelle que l'IMV est compatible avec les revenus du travail et comprend des incitations pour favoriser l'insertion professionnelle et améliorer les conditions de vie des familles.

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