L'obtention du certificat de vulnérabilité représente 60% des requêtes de régularisation, selon une étude

L'obtention du certificat de vulnérabilité représente 60% des requêtes de régularisation, selon une étude

MADRID, 28 avril ( ) –

L'obtention du certificat de vulnérabilité rassemble 60% des requêtes des migrants souhaitant régulariser leur situation administrative à travers la procédure extraordinaire ouverte par le Gouvernement le 16 avril.

Après l'obtention du certificat de vulnérabilité, les avocats du ministère de l'Immigration reçoivent des demandes liées à l'accréditation du temps passé en Espagne (25%) – ils doivent être entrés dans le pays avant le 1er janvier 2026 – et à l'obtention du certificat de casier judiciaire (10%).

En ce sens, la société de services juridiques soutient que le certificat de vulnérabilité est le « principal obstacle » pour les étrangers qui souhaitent bénéficier de la procédure extraordinaire de régularisation.

« De nombreux candidats ne peuvent pas fournir de contrat de travail ni prouver de liens familiaux en Espagne, ce qui les oblige à recourir nécessairement à la voie des racines extraordinaires, où la présentation de ce certificat est une condition obligatoire », explique l'entreprise.

Concrètement, les doutes les plus fréquents portent sur où et comment obtenir ce document. « Les candidats doivent s'adresser aux services sociaux municipaux ou à des ONG accréditées, mais le principal problème est le manque de rendez-vous disponibles, avec des délais qui, dans de nombreux cas, sont allongés d'un ou deux mois », indiquent-ils.

ILS MANQUENT DE DOCUMENTATION FORMELLE

Concernant l'accréditation des cinq mois de séjour continu en Espagne, l'une des exigences essentielles du processus, la société de services juridiques souligne que de nombreuses personnes manquent de documents formels en raison de leur situation irrégulière : elles n'ont pas de compte bancaire, de contrat de travail, de paie, d'assurance maladie ou de maintien d'inscription.

« Pour cette raison, l'un des moyens de preuve disponibles est généralement la recharge mensuelle du titre de transport, car il s'agit d'une dépense récurrente et facilement vérifiable », souligne-t-il.

De même, il souligne que la réglementation permet de présenter une demande de régularisation sans fournir initialement l'extrait de casier judiciaire, à condition que l'intéressé déclare ne pas avoir de casier judiciaire et apporte la preuve de l'avoir demandé. Dans ces cas, la procédure est temporairement suspendue pendant que le ministère de la Justice tente d'obtenir le document par la voie diplomatique.

« Ce mécanisme nous permet de gagner du temps, mais il implique aussi que le dossier peut être paralysé jusqu'à trois mois, ce qui continue de générer une incertitude parmi les personnes concernées. Si après ce délai aucune réponse n'est reçue, le demandeur sera tenu de fournir l'attestation dans un délai supplémentaire de quinze jours », précise-t-il.

Enfin, 5% des requêtes sont liées à des doutes généraux sur les conditions ou la procédure à suivre, notamment chez les demandeurs d'asile. « Beaucoup ne savent pas quel formulaire présenter et hésitent entre les formulaires 031 ou 032, ou ne savent pas si leur situation de demandeurs d'asile leur permet de bénéficier directement d'une régularisation extraordinaire », conclut-il.

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