Marlaska s'engage à activer un protocole en juillet permettant aux migrants trans de modifier leurs documents

Marlaska s'engage à activer un protocole en juillet permettant aux migrants trans de modifier leurs documents

MADRID, le 23 juin. () –

Le ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, s'est engagé à activer au cours de la première quinzaine de juillet prochain un nouveau protocole qui permettra aux migrants trans de modifier leur nom et leur sexe sur leurs documents d'immigration.

« Nous sommes en train d'élaborer une nouvelle procédure, un nouveau protocole qui nous permettra sans aucun doute de résoudre ces difficultés et de faciliter le traitement », a assuré le ministre lors de la séance de contrôle du Gouvernement au Sénat.

Cela a été clair lorsqu'elle a été interrogée par la sénatrice de Más Madrid, Carla Antonelli, qui a demandé des explications sur le retard dans l'application de l'article 50 de la loi Trans.

Au cours de son discours, Marlaska a reconnu devant la Chambre haute que le système actuel ne fonctionne pas pour le groupe des migrants : « Je suis conscient que la procédure actuelle n'est pas efficace, par exemple, pour les personnes qui ne peuvent pas procéder à la rectification de leur nom et de leur sexe dans leur pays d'origine », a-t-il reconnu.

Bien que le chef de l'Intérieur ait soutenu que son ministère appliquait déjà la loi dans divers domaines sans avoir besoin d'élaboration réglementaire préalable, il a assumé l'urgence de doter les bureaux d'immigration et la police nationale d'un outil.

Ce protocole a précisé qu'il est en cours d'accord et de validation par les administrations concernées « pour garantir son application effective dès le premier instant ».

Il a été signalé que la nouvelle procédure prendrait comme miroir l'article 44 de la loi Trans, qui régit la rectification de l'enregistrement pour les citoyens de nationalité espagnole.

LA POLICE NATIONALE FAVORISERA LA RECTIFICATION

De même, Marlaska a précisé que ce sera la Police Nationale qui favorisera la rectification des documents une fois qu'il sera confirmé, en collaboration avec le Ministère des Affaires Étrangères, qu'il est impossible pour la personne d'effectuer la procédure dans son pays d'origine.

Le changement sera appliqué au Registre Central des Étrangers et se matérialisera sur la Carte d'Identité pour Etranger (TIE) ou sur le document de police rectifié correspondant. « Cela sera donc clarifié de manière concrète et définitive pour que le droit indiqué soit acquis », a-t-il souligné.

Par ailleurs, Antonelli a remercié le ministre pour « son engagement ferme » et pour que « enfin » les personnes transmigrantes puissent voir « leur identité reconnue ». Selon lui, « il s'agit de justice » et « d'éviter les humiliations absolument inutiles ».

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