Pisarello (Comuns) dénonce « une planification et une mise à disposition de ressources insuffisantes » concernant la régularisation des migrants
MADRID, 24 avril ( ) –
Le co-porte-parole du Comuns et député de Sumar au Congrès, Gerardo Pisarello, a dénoncé « une planification et une fourniture de ressources insuffisantes » face à la régularisation des migrants, qui, à son avis, « exigeait de la prévoyance, un renforcement des moyens et une clarté dans les procédures ».
Pisarello prévient que la mise en œuvre de la régularisation a provoqué une augmentation « prévisible » de la demande, « aggravant encore une situation qui, dans de nombreux territoires, a conduit à un véritable effondrement du système ». Cette situation, ajoute-t-il, affecte non seulement les services dépendant de l'Administration générale de l'État, où, dit-il, le personnel signale une « surcharge » de travail, mais également les services municipaux.
A titre d'exemple, il cite le cas de Barcelone, où il constate qu'il y a eu « de grandes files d'attente » et des services « débordés », ce qui montre, selon lui, « un manque inquiétant de coordination inter-administrative ».
Face à ce scénario, Pisarello estime qu'il y a eu « une planification et une mise à disposition de ressources insuffisantes » pour une mesure de « grand impact social », et demande que l'Exécutif clarifie les mesures urgentes qu'il compte adopter pour accélérer les dossiers liés à la régularisation.
Parmi les questions soulevées, le député demande combien de personnel supplémentaire – aussi bien des agents de traitement que du personnel administratif et technique – le gouvernement envisage d'incorporer dans les bureaux de l'immigration, pour faire face à l'augmentation des demandes.
De même, il demande à l'Exécutif de préciser s'il va établir des « critères clairs, homogènes et accessibles » en matière de documentation et de procédures, afin d'éviter « une insécurité juridique et des déplacements inutiles » pour les candidats.
Il demande également quels mécanismes ont été activés entre le gouvernement central, les communautés autonomes et les entités locales pour garantir une gestion « efficace » du processus.
ÉVALUATION DES « RETARDS ET DIFFICULTÉS D’ACCÈS »
De même, le député demande une évaluation de l'impact que « les délais et difficultés d'accès actuels » ont sur les droits des migrants, et se demande si la situation actuelle est compatible avec le principe de « bonne administration » et de « respect de la dignité des usagers ».
Enfin, il appelle à un calendrier « pour normaliser les délais de résolution des dossiers et éviter qu'une régularisation extraordinaire ne se traduise par de nouveaux retards structurels ».
