Pollán informe Rego que CyL fera appel de tous les dossiers de migrants qui ne se terminent pas avec leur retour au Maroc

Pollán informe Rego que CyL fera appel de tous les dossiers de migrants qui ne se terminent pas avec leur retour au Maroc

VALLADOLID, 26 août ( ) –

Le premier vice-président et conseiller pour la Déréglementation, la Famille et l'Aide Sociale, Carlos Pollán, a informé la Ministre de l'Enfance et de la Jeunesse, Sira Rego, que le Gouvernement de Castille-et-León contestera judiciairement chacun des dossiers individuels des migrants qui ne se terminent pas avec le retour au Maroc, ce qu'il considère comme « la seule option respectueuse de la justice et de l'intérêt du mineur ».

C'est ce qu'indique la lettre envoyée à Rego dans laquelle, comme il l'a annoncé ce mardi, il a informé le ministre qu'il n'assisterait pas à la Conférence sectorielle du secteur qui aura lieu ce jeudi 27 août.

Dans la lettre envoyée, Pollán a exhorté le gouvernement central à, conformément au droit international et à la législation espagnole, promouvoir avec la plus grande diligence les procédures de regroupement familial et de retour au pays d'origine en le remettant aux institutions de protection compétentes du Royaume du Maroc.

La Junta de Castilla y León a réitéré formellement que la compétence de l'État en matière d'immigration n'a pas encore été exercée correctement, de sorte que son appel et sa revendication sont inopportuns et contraires aux principes de protection des mineurs et de la famille, ainsi qu'au principe de responsabilité qui pèse sur le Royaume d'Espagne et du Maroc.

Pour tout cela et considérant qu'il n'y a pas d'autre option légale que son retour au Maroc, que ce soit par le biais du regroupement familial ou par la remise à l'institution de tutelle compétente du Maroc, le premier vice-président a annoncé que le Gouvernement de Castille-et-León contestera judiciairement chacun des dossiers individuels qui n'aboutiront pas au retour au Maroc, la seule option respectueuse de la justice et de l'intérêt du mineur.

Par ailleurs, l'Exécutif régional a demandé au Ministère de l'Enfance et de la Jeunesse de s'abstenir d'accomplir tout acte visant à préparer, consentir ou exécuter le transfert de mineurs étrangers non accompagnés jusqu'à ce que les dossiers individualisés prévus par la législation en vigueur soient complétés.

Le premier vice-président a clairement indiqué que la Communauté ne peut pas accepter le transfert de mineurs étrangers non accompagnés de la Ville autonome de Ceuta, y compris ceux arrivés sur le territoire espagnol les 30 et 31 juillet 2026, en raison de leur situation de saturation provoquée par les actions du gouvernement central en la matière.

L'Exécutif régional a réitéré que la décision de s'opposer au projet d'accord et à tout autre qui vise à répartir au hasard les mineurs étrangers non accompagnés qui se trouvent à Ceuta ne répond pas à des raisons d'opportunité politique, mais plutôt au strict respect du système juridique national et international et, singulièrement, du principe de l'intérêt supérieur du mineur, qui impose comme principe fondamental celui du regroupement familial et du retour au pays d'origine et nécessite en tout cas une évaluation individualisée et exclut toute action automatique ou collective comme déjà indiqué par le Cour suprême.

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