PP et Vox approuvent l'application de mesures urgentes « face à l'augmentation de l'immigration de masse et à ses conséquences négatives »
VALENCE, le 1er avril ( ) –
Le PP et Vox ont approuvé une initiative aux Corts qui prône l'application de mesures urgentes dans la Communauté valencienne « face à l'augmentation de l'immigration de masse et ses conséquences négatives », parmi lesquelles la promotion d'accords pour la réintégration des mineurs étrangers non accompagnés sous la tutelle de la Generalitat dans leur pays d'origine et un programme de retour volontaire et de réintégration pour faciliter le retour des migrants dans leur lieu d'origine.
Les « populaires » ont amendé une proposition de non-loi (PNL) du parti de Santiago Abascal dans Les Corts pour l'adoucir et ont défendu qu'ils essayaient de « réguler et ordonner » ce phénomène, comme ils l'ont soutenu, « en ligne » avec le modèle du socialiste Salvador Illa en Catalogne. Cependant, le PSPV et Compromís
L'initiative de Santiago Abascal, qui a été débattue mardi mais approuvée ce mercredi, demandait, entre autres, que le Consell demande au gouvernement espagnol de procéder à « le rapatriement de tous les immigrants qui entrent illégalement dans notre nation » et « l'expulsion de toute personne qui commet des délits graves ou fait de la délinquance mineure son mode de vie, ainsi que de toute personne qui décide de ne pas s'intégrer dans la culture de la nation qui les accueille ou tente d'imposer la sienne ».
Il appelle également à mettre fin aux « politiques d'effet d'appel », à suspendre la coopération au développement « avec tout pays qui ne collabore pas à la gestion des flux migratoires » et à publier des statistiques périodiques « relatives à la criminalité et à l'insécurité associées à l'immigration de masse ».
Cependant, lundi soir, le PP a présenté un amendement visant à supprimer l'obligation faite au Consell de publier ces statistiques et à modifier la demande au gouvernement espagnol de rapatrier « tous les immigrants qui entrent illégalement dans notre pays » et d'ajouter la condition qu'ils aient commis « tout crime ou infraction grave ».
Le « populaire » a également modifié la demande de Vox d'établir « une priorité nationale dans l'accès à toutes les aides sociales et aux services publics et de procéder à la remigration de tous ces étrangers qui représentent un fardeau pour l'État-providence des Espagnols » et s'en est remis au fait d'établir que les avantages économiques reçus par ces personnes « sont liés à la recherche active d'emploi ».
En outre, le PP a ajouté dans la demande de Vox que l'Exécutif central apporte « les modifications juridiques appropriées afin de supprimer l'institution des racines comme outil juridique » pour l'incorporer et souligner son caractère « exceptionnel, efficace et vérifiable » et souligner qu'il reconnaît « l'effort réel de ceux qui vivent parmi nous qui travaillent, respectent la loi et contribuent. Une opportunité individuelle pour ceux qui ont démontré par des actes leur engagement envers l'Espagne ».
Cependant, tôt ce mardi, le PP a présenté un autre amendement à l'initiative de Vox visant à supprimer toute cette section relative aux réclamations dirigées contre le gouvernement espagnol, qui avait été préalablement amendée par le « populaire ».
LE PP S'ENGAGE À « ORDONNER » L'IMMIGRATION
Dans des déclarations aux médias dans les couloirs des Corts mardi, quelques instants avant le début de la séance plénière, le médiateur du PP, Nando Pastor, a confirmé la présentation de cet amendement et a avancé qu'« il semble que Vox l'acceptera » parce qu'il a été convenu avec ce groupe, donc son parti soutiendra l'initiative Abascal, même s'il a en tout cas demandé « d'attendre le débat ».
Pastor a défendu que l'initiative est donc « quelque peu en ligne » avec le modèle du président de la Generalitat de Catalogne, le socialiste Salvador Illa, de « réguler le phénomène de migration » et « d'essayer de rendre tout compatible, mais de le réguler et de l'ordonner d'une manière ou d'une autre ». « Ce que dit littéralement Illa, c'est que les choses vont bien mais qu'elles doivent être ordonnées, qu'elles doivent être réglementées », a-t-il souligné, tout en soulignant que les deux groupes ne demandent « que quiconque soit expulsé ».
DÉBAT
Lors du débat en séance plénière de ce mardi après-midi, David Muñoz (Vox) a défendu le PNL de sa formation et en a justifié la nécessité face à la « crise migratoire sans précédent » actuelle, dont les conséquences « sont subies par les citoyens ordinaires ». « Nos rues et nos quartiers deviennent des terrains de chasse aux criminels et aux violeurs », a-t-il affirmé.
En effet, il a estimé que les demandes de son parti incluses dans cette initiative sont des questions sur lesquelles le « président » de la Generalitat, Juanfran Pérez Llorca, s'est engagé lors de son investiture pour recevoir les voix de Vox. Et même s'il a reconnu que le Consell « travaille sur la plupart des dossiers », il a jugé nécessaire de « leur donner un coup de pouce ».
Du PP, Lucía Peral a accusé le gouvernement de ne pas assumer ses responsabilités en matière d'immigration et de laisser le « pays à la dérive », contrairement à quoi elle a défendu le plan présenté par le chef du « populaire », Alberto Núñez Feijóo, pour une « immigration ordonnée ». Il a assuré que son groupe était « largement » d'accord avec Vox, mais pas avec toutes ses « solutions » et c'est pourquoi ils modifient leurs propositions à cet égard.
De son côté, Rocío Ibáñez (PSPV) a défini le PNL comme « un pamphlet idéologique basé sur la peur » et Isaura Navarro (Compromís) a accusé le PP et Vox de transformer les immigrés en « ennemis de la société »: « Vous les voulez pauvres et désespérés, qui ont peur d'être expulsés ».
PROLONGATION DE LA DURÉE UTILE DES COFRENTES
D'autre part, la séance plénière de Les Corts a approuvé avec les voix du PP et de Vox une proposition non législative (PNL) du groupe « populaire » visant à prolonger la durée de vie utile de la centrale nucléaire de Cofrentes (Valence) au-delà de 2030, date prévue de sa fermeture.
