Prison provisoire pour dix des quinze détenus pour trafic de migrants et « petaqueo » à Almería
ALMERÍA, 26 mars () –
La Section d'Instruction du Tribunal d'Instance de la Place numéro 4 d'Almería, agissant comme gardien, a accepté ce jeudi d'admettre en prison dix des 15 détenus dans le cadre d'une opération menée contre l'immigration irrégulière et le « petaqueo » dans plusieurs municipalités d'Almería et de Grenade.
Comme l'ont rapporté des sources du TSJA, les cinq autres, dont certains n'ont pas été retrouvés, ont été libérés bien qu'ils continuent de faire l'objet d'une enquête dans cette affaire.
La procédure est en cours pour commission de prétendus délits contre les droits des citoyens étrangers, appartenance à une organisation criminelle et risque catastrophique dû à la présence des flacons de carburant saisis.
L'opération policière menée à cet effet a comporté 14 perquisitions dans plusieurs villages d'Almería et dans un entrepôt industriel de Grenade, ce qui a permis d'intervenir, entre autres éléments, jusqu'à sept « bateaux de drogue ».
L'enquête a débuté en septembre 2025 à la suite de plusieurs épisodes migratoires que, selon l'analyse des chercheurs, KAM mènerait à travers une prétendue organisation criminelle composée de six autres personnes.
L'opération, réalisée mardi dernier, a conduit à la perquisition de plusieurs maisons des personnes enquêtées ainsi que de quelques maisons dispersées, fermes et entrepôts à Vícar, Viator, Huércal de Almería, Roquetas de Mar, El Ejido, Almería et Benalúa (Grenade), où certains des bateaux ont été saisis dans des remorques et une abondante quantité de carburant dans des cruches et des fûts.
La police était sur la piste du prétendu « chef » de l'organisation, qui aurait été chargé de préparer un bateau dans le port d'Aguadulce, d'effectuer des tests avant de le cacher dans un camping Viator et, enfin, de le mettre à l'eau à Pulpí. Les autorités algériennes ont ensuite intercepté ledit bateau avec à son bord deux migrants.
De même, les enquêteurs placent les membres du réseau dans d'autres opérations visant à promouvoir le trafic illégal d'êtres humains, parmi lesquelles une action de la Garde civile menée le 21 février au cours de laquelle 31 immigrants ont été localisés sur la plage de Calabardina à Murcie, qui auraient été transportés par un collaborateur dans un bateau équipé de trois moteurs de grande puissance.
L'organisation criminelle a également fourni un soutien logistique « permanent » à d'autres mafias en fournissant « de grandes quantités d'essence », transportant jusqu'à 120 bouteilles en une seule nuit. Ces ravitaillements, ainsi que les ravitaillements, ont permis à d'autres organisations de réaliser l'aller-retour vers l'Algérie en une seule fois.
Selon l'enquête policière, l'organisation a utilisé des criques « discrètes » comme la Cala de la Invencible, à Almería, pour effectuer ces approvisionnements clandestins aux premières heures de la matinée, le tout sous de strictes mesures de sécurité et en utilisant des entrepôts industriels et des fermes, dont certains sont éloignés de la côte selon l'enquête.
Pour atteindre leur objectif, les chercheurs soutiennent que l'organisation suivait une structure définie dans laquelle, au-dessous du supposé « meneur », se trouvaient deux de ses beaux-frères qui auraient été chargés du transport terrestre des bateaux et de l'accompagnement des immigrés.
De même, ils placent un quatrième suspect comme « maillon logistique » du réseau, chargé de recruter des pilotes et de gérer des navires pour cacher des navires à grande vitesse, tandis qu'à une échelle inférieure, ils soulignent l'existence de trois autres suspects pour fournir un soutien logistique et une couverture au pilotage de navires interdits.
