Quatre personnes arrêtées dans un réseau d'exploitation de migrants irréguliers dans des usines de pâtisserie clandestines
MALAGA, 17 octobre () –
La Police Nationale a démantelé dans la province de Malaga une organisation criminelle qui introduisait dans le pays des migrants nord-africains irréguliers pour les exploiter ensuite dans des usines de pâtisserie clandestines.
Les agents ont arrêté quatre personnes pour leur responsabilité présumée dans les délits de traite des êtres humains à des fins d'exploitation économique, de promotion de l'immigration clandestine, de falsification de documents, contre les droits des travailleurs et contre la santé publique, a indiqué la Police Nationale dans un communiqué.
Avec la collaboration de l'Inspection sanitaire municipale, les enquêteurs ont démantelé des ateliers dépourvus d'autorisation et qui, en outre, fonctionnaient dans des conditions insalubres.
L'opération dite « Baklava » a débuté en 2024 après la détection d'un complot favorisant l'immigration clandestine de sujets marocains. Les agents affectés à l'Unité contre les réseaux d'immigration clandestine et les faux documents (Ucrif), tant au niveau provincial que central, ont découvert comment l'organisation utilisait trois méthodes pour introduire des migrants en situation irrégulière en Espagne.
Ainsi, à certaines occasions, le réseau a obtenu des visas de manière frauduleuse, en présentant des documents de travail falsifiés – aux bureaux consulaires – ; d'autres fois, il s'est fait passer pour des étrangers résidant légalement sur le territoire espagnol, en fournissant aux migrants des passeports et des permis de séjour au nom de tiers afin de contourner les contrôles aux frontières ; et dans une troisième alternative, en transportant des migrants dans des bateaux des côtes marocaines vers les côtes espagnoles, mettant gravement en danger la vie des personnes.
Outre les activités criminelles liées à l'immigration illégale, l'organisation était profondément impliquée dans la production et la distribution clandestines de produits alimentaires.
Dans les maisons des détenus, situées dans la zone centrale de la capitale de Malaga, ont été découvertes des boulangeries illégales dédiées à la fabrication de friandises traditionnelles marocaines, fabriquées sans permis sanitaire ni autorisations correspondantes pour opérer légalement.
Ces ateliers fonctionnaient dans des conditions insalubres et précaires, sans aucun contrôle sanitaire, ce qui non seulement violait les règles sanitaires, mais représentait également un risque imminent pour la santé publique.
L'activité clandestine impliquait également une exploitation par le travail, puisque les travailleurs, pour la plupart des personnes en situation irrégulière, étaient soumis à des conditions de travail sans garanties légales, sans accès à la protection de la santé et avec des salaires injustes.
Cette situation a également augmenté la probabilité de contamination et de manquements en matière d'hygiène lors de la production, du stockage et de la distribution des produits, en raison du manque de protocoles adéquats. L’utilisation d’ustensiles sales, un stockage inapproprié et l’exposition aux insectes et aux rongeurs nuisibles augmentent le risque d’intoxication alimentaire.
DESTRUCTION DES BIENS TROUVÉS
Au cours des procédures effectuées, nous avons eu la collaboration de l'Inspection Sanitaire de la Mairie de Malaga, qui a rédigé un rapport sur les déficiences constatées, parmi lesquelles le manque d'hygiène des équipements, des ustensiles et des locaux, ainsi que l'absence de carnet de santé et de documentation légale.
En conséquence, un grand volume de produits fabriqués dans ces ateliers illégaux ont été détruits, afin de protéger la santé des consommateurs et d'éviter d'éventuelles épidémies.
Concernant le bénéfice économique tiré des activités illicites, et pendant la phase d'exploitation, un total de 45 000 euros a émergé qui auraient été détournés vers le Maroc.
