Que signifie déclarer Ceuta comme zone d’intérêt de sécurité nationale ?

Que signifie déclarer Ceuta comme zone d’intérêt de sécurité nationale ?

MADRID, 25 août ( ) –

La déclaration de situation d'intérêt pour la sécurité nationale, que le Conseil des ministres envisage d'approuver ce mardi pour Ceuta afin de faire face à la crise créée par l'entrée massive d'immigrés fin juillet, permet au gouvernement de prendre le contrôle de la ville autonome, de nommer une « autorité fonctionnelle » pour diriger et coordonner les actions qui se dérouleront – une tâche qui reviendra au ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres – et de mobiliser des ressources humaines et matérielles, tant publiques que privées.

Pour ses demandes, l'approbation d'un arrêté royal du Président du Gouvernement est requise et le Congrès doit être immédiatement informé des mesures adoptées et de l'évolution de la situation, bien que l'autorisation du Parlement ne doive pas être soumise au vote.

Cette déclaration est régie par l'article 23 de la loi sur la sécurité nationale, qui la définit comme « une déclaration dans laquelle, en raison de la gravité de ses effets et de la dimension, de l'urgence et de la transversalité des mesures pour sa résolution, nécessite une coordination renforcée des autorités compétentes dans l'exercice de leurs compétences ordinaires ».

La situation d'intérêt pour la sécurité nationale est appliquée « sous la direction » du Gouvernement, dans le cadre du Système de Sécurité Nationale, « garantissant le fonctionnement optimal, intégré et flexible de toutes les ressources disponibles, dans les termes prévus par la loi.

CE N'EST PAS UN ÉTAT D'ALARME

Formellement, la déclaration doit être faite par le Président du Gouvernement au moyen d'un arrêté royal qui doit comprendre, au moins, la définition de la crise, l'étendue géographique du territoire touché et la durée et, le cas échéant, l'éventuelle prolongation. Le Gouvernement peut nommer une autorité fonctionnelle et déterminer « ses pouvoirs pour diriger et coordonner les actions appropriées ». Pour ce commandement unique, il a déjà été décidé de nommer le ministre Torres.

L'arrêté royal devra également préciser les ressources humaines et matérielles nécessaires pour faire face à la situation intéressant la sécurité nationale, prévues dans les plans de préparation et de mise à disposition de ressources correspondants, ainsi que d'autres ressources supplémentaires qui sont requises dans chaque cas, conformément aux dispositions du titre IV de la loi sur la sécurité nationale.

La loi souligne que l'activation de ce chiffre « impliquera l'obligation des autorités compétentes de fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires dont elles dépendent, pour l'application effective des mécanismes d'action ».

En cas d'utilisation, le gouvernement devrait « immédiatement » informer le Congrès des mesures adoptées et de l'évolution de la situation intéressant la sécurité nationale », mais n'exigerait pas son autorisation pour la déclaration.

LA LOI PRÉVOIT UNE INDEMNISATION

Les ressources allouées à la mise en œuvre de la situation d'intérêt pour la sécurité nationale seraient également approuvées par arrêté royal, comme le stipule l'article 29 de la loi. « Cet arrêté royal comprendra la liste des moyens humains et matériels, tant publics que privés, qui pourraient être appropriés », précise la norme.

Et, plus précisément, la fourniture de ressources se fera à travers l'affectation au Système de Sécurité Nationale du personnel, des installations et des moyens qui seront déterminés, selon les plans activés pour la situation d'intérêt pour la Sécurité Nationale. L'affectation de ces ressources s'effectuera selon les modalités fixées par règlement, en coordination avec les communautés autonomes.

La règle détermine également que « tout dommage causé à la suite de la déclaration de ressources pour la sécurité nationale donnera lieu à l'indemnisation correspondante », conformément aux lois qui réglementent cette question.

A lire également