Trois personnes arrêtées à Huelva d'un réseau qui facturait 5 000 euros aux migrants irréguliers pour faux contrats de travail
HUELVA, 13 novembre ( ) –
La Police Nationale de Huelva a arrêté trois personnes accusées de faire partie d'un réseau criminel dédié à la vente de faux contrats à des citoyens de pays tiers en situation irrégulière, à qui elles ont facturé jusqu'à 5.000 euros pour régulariser leur situation.
Comme l'a rapporté la Commissariat Provincial dans un communiqué, l'opération dite « Argent » a été développée conjointement avec la Trésorerie Générale de la Sécurité Sociale de Huelva et a commencé lorsqu'elle a détecté en février 2022 l'exécution de procédures à travers la remise de documents prétendument faux.
L'enquête a permis de localiser 45 victimes, à qui les détenus, profitant de leur état de besoin et de vulnérabilité en tant que citoyens étrangers en situation irrégulière, ont vendu des contrats de travail simulés, pour des montants compris entre 4.500 et 5.000 euros, afin d'entamer les procédures pour obtenir leur régularisation administrative.
Selon la police, le réseau criminel comptait des compatriotes des victimes qui agissaient comme des « obtentions » en proposant de faux contrats en échange des paiements susmentionnés et qui ont été identifiés et localisés jusqu'à leur arrestation à Cáceres.
LE LEADER A ÉTÉ RÉCLAMÉ PAR LES TRIBUNAUX DE SÉVILLE
Le principal suspect, soumis à des exigences judiciaires de la part du Tribunal provincial et d'autres tribunaux de Séville, a été détecté en octobre dernier grâce à un dispositif de contrôle policier continu qui présentait une « difficulté » particulière car il utilisait des perruques et de faux documents pour détecter la présence policière.
En effet, le jour de son arrestation, il était en possession d'un faux permis de conduire et le véhicule avait été obtenu grâce à un achat simulé, puisque ni l'acheteur ni le vendeur qui s'est présenté n'en avaient la preuve. L'enquête a prouvé que ce détenu avait auparavant été gestionnaire et a profité du portefeuille de clients dont il disposait pour commettre également d'autres délits frauduleux, grâce auxquels il a obtenu une grande somme d'argent.
Les trois détenus ont été traduits en justice devant les tribunaux d'instruction correspondants, décrétant l'entrée en prison du principal accusé pour délits d'escroquerie, falsification de documents et pour les demandes judiciaires déposées contre lui.
