Trois personnes arrêtées pour inscriptions frauduleuses à Can Picafort

Trois personnes arrêtées pour inscriptions frauduleuses à Can Picafort

PALMA, 27 janvier () –

Des agents de la Police Nationale, avec la collaboration de la Police Locale de Santa Margalida, ont procédé à l’arrestation de trois personnes impliquées dans la poursuite de délits contre les droits des citoyens étrangers, en favorisant l’immigration irrégulière.

Dans un communiqué de presse, la Police Nationale a rapporté que l’action policière a commencé le 18 décembre à Can Picafort (Majorque), lorsqu’une équipe de la Police Locale de Santa Margalida a détecté des mouvements étranges dans un groupe de personnes d’origine maghrébine qui échangeaient papiers avec une femme près de la mairie de cette ville.

Après avoir observé comment cette femme est entrée dans la Mairie accompagnée d’un de ces garçons maghrébins, les policiers ont immédiatement informé leur patron et celui-ci s’est rendu directement à la Mairie accompagné d’une autre équipe de soutien.

Une fois les membres de ce groupe identifiés et après leur avoir demandé le motif de leur présence sur les lieux, la femme n’a eu d’autre choix que de reconnaître qu’elle autorisait l’enregistrement dans sa propre maison de trois des Nord-Africains qui se sont révélés être d’origine marocaine et que ces types l’ont payé pour ça.

Outre ces quatre personnes, les agents ont également identifié deux autres Marocains et un homme qui les avaient tous emmenés dans son véhicule privé depuis Inca jusqu’à la Mairie avec l’idée préméditée de les enregistrer. Les agents de la Police Locale de Santa Margalida ont informé la Brigade Provinciale de l’Immigration et des Frontières de la Police Nationale.

À partir de ce moment, le groupe UCRIF-2 de la Police Nationale a pris en charge les enquêtes, recueillant les dépositions des policiers locaux et des immigrés marocains, ces derniers étant tous en situation irrégulière.

Les agents ont réussi à identifier l’organisateur de ces activités criminelles, un homme d’origine marocaine, âgé de 32 ans, résidant légalement en Espagne, qui avait recruté une Espagnole résidant à Can Picafort et ayant de graves problèmes financiers pour son entreprise.

La femme, compte tenu de son état de nécessité et moyennant une petite somme d’argent, s’est laissée convaincre d’autoriser l’enregistrement à son domicile d’un total de six étrangers en situation irrégulière, tous originaires du Maroc.

Ces personnes, comme le reste des étrangers en situation irrégulière enregistrés de manière irrégulière et frauduleuse, avaient désespérément besoin d’un certificat d’enregistrement pour pouvoir effectuer différentes démarches auprès de l’administration, comme une carte de santé ou de citoyen, entre autres.

Selon leurs propres déclarations, chacun de ces résidents inscrits a payé 500 euros pour le certificat d’enregistrement, dont la majeure partie serait revenue à l’organisateur, qui donnerait une petite somme à la femme.

L’organisateur, afin de rester anonyme et d’éviter d’être identifié, a contacté par téléphone la femme espagnole avec un appel caché et a retenu les services d’un tiers, un homme de 57 ans d’origine portugaise, au chômage, qui avec son personnel privé véhicule Il faisait office de chauffeur de taxi et emmenait ces enfants à la mairie de Can Picafort où la femme les attendait pour autoriser les inscriptions.

La Brigade d’Immigration de la Police Nationale de Palma fait un grand effort pour détecter et poursuivre les innombrables enregistrements irréguliers qui sont effectués à Majorque, répartis dans toutes les Mairies et qui représentent une fraude contre l’Administration.

Ce type d’action est largement utilisé pour établir une immigration irrégulière et ainsi accéder à différentes aides sociales ou obtenir frauduleusement des permis de séjour.

Consentir à l’inscription d’un étranger au registre municipal alors que ledit domicile ne constitue pas le domicile effectif de l’étranger constitue une infraction pour toute personne étrangère irrégulièrement inscrite et un tel comportement peut être puni d’une amende de 501 à 10 000 euros par la loi sur l’immigration. .

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