Un rapport dénonce les barrières pour les migrants touchés par Dana et que les familles paient jusqu'à 400 euros pour vivre dans des garages

Un rapport dénonce les barrières pour les migrants touchés par Dana et que les familles paient jusqu'à 400 euros pour vivre dans des garages

VALÈNCIA 17 décembre () –

Un rapport dénonce la discrimination et les barrières envers les migrants touchés par la catastrophe dana du 29 octobre dernier et, entre autres exemples, indique qu'il y a des familles, principalement des gitans ou d'autres minorités ethniques et raciales, qui paient jusqu'à 400 euros pour vivre dans des sous-sols ou garages reconditionnés grâce à la construction de boxes.

Cela ressort clairement du IIe Rapport sur la discrimination quotidienne due au racisme et à la xénophobie à Valence, présenté mardi par Accem, CIEs NO Campaign, CEAR-PV, Convive Fundación Cepaim, Elche Acoge, Movimiento Por la Paz, Rumiñahui et València Acull.

Une partie du texte est consacrée au « racisme dans le cadre du dana » et prévient que des situations de discrimination pour des motifs ethniques et raciaux ont été identifiées dans les zones touchées, ainsi que des barrières administratives qui rendent difficile l'accès des migrants à l'aide financière. comme la récupération de votre documentation.

Ainsi, le rapport précise que parmi les personnes touchées par le dana se trouvent de nombreuses familles qui vivaient dans des bidonvilles ou des logements insalubres, principalement des gitans ou d'autres minorités ethniques et raciales. « Ces familles subissent les effets de cette catastrophe environnementale de manière particulièrement drastique, ce qui aggrave encore leur situation de vulnérabilité », affirme-t-on.

Beaucoup d'entre eux, indiqué dans le même document, vivent dans des sous-sols ou des garages reconditionnés grâce à la construction de box, pour lesquels ils paient entre 250 et 400 euros, dans des situations qui ne remplissent pas les conditions d'habitabilité nécessaires.

Des situations d'expulsion ont également été signalées, comme le cas de Torrent, où 40 familles, dont plus de 15 mineurs, qui vivaient dans un immeuble ont dû faire face à « toutes sortes de harcèlement » de la part de l'administrateur du lieu, « qui a tenté de les expulser, arguant qu'ils devaient laisser les chambres libres puisqu'elles allaient être utilisées par des personnes touchées par l'inondation, ce qui s'est avéré faux et constitue un prétexte pour forcer les familles à partir », dénoncent-ils.

En revanche, le rapport dénonce la diffusion de publications sur les réseaux sociaux qui adoptent un ton « criminalisant » à l'égard des migrants. À cet égard, il est indiqué que l'attention s'est portée sur la population migrante autour du phénomène dit de « pillage », en particulier sur les personnes issues des communautés maghrébines et gitane, y compris celles d'origine roumaine.

Des « centres de trolls » dédiés à la reproduction, à la diffusion et à la publication systématique de canulars associant la crise aux migrants et aux personnes racialisées ont également été identifiés. Par ailleurs, sur les réseaux sociaux, « les migrants ne sont pas présentés comme des victimes de la catastrophe ou des collaborateurs à la reconstruction, mais seulement comme des bénéficiaires de l'aide, renforçant ainsi une vision biaisée et discriminatoire », est-il critiqué.

D'autre part, le rapport indique que la catastrophe, qui a fortement touché les secteurs de l'agriculture et de la construction, a laissé de nombreuses personnes en situation administrative irrégulière, sans revenus, puisqu'elles ont complètement perdu la possibilité de générer des ressources. « Sans possibilité de sortir des zones touchées et sans permis de travail, ces personnes sont confrontées à une double vulnérabilité aggravée par les conséquences de la catastrophe », préviennent-ils.

En outre, – toujours selon le même texte – « de multiples situations d'exploitation du travail » ont été enregistrées par des employeurs qui « obligent » les travailleurs en situation irrégulière, résidant dans les zones concernées, à aller travailler sous prétexte qu'ils « ne n'ont pas droit à un congé de maladie. De même, plusieurs licenciements injustifiés ont eu lieu en raison de l'absence de travailleurs qui ne peuvent pas quitter les zones les plus touchées.

D'autre part, le rapport dénonce qu'un grand pourcentage de migrants n'ont pas de contrat de location ou de certificat d'enregistrement, ou sont enregistrés à des adresses différentes, ce qui les empêche d'accéder aux aides publiques proposées.

DEMAIN, CONCENTRATION

Demain mercredi, les organisations sociales et les plateformes d'entités qui défendent les droits des migrants se rassembleront sur la Plaza de la Virgen de València, à 19 heures, à l'occasion de la Journée internationale des droits des migrants sous la devise « Le peuple qui Ce sont aussi les migrants.

La mobilisation servira à dénoncer la « violation » des droits et la « répression » subie par ce groupe dans l'État espagnol et dans l'Union européenne, ainsi qu'à exiger que l'aide au dana parvienne également aux personnes en situation administrative irrégulière qui ont été touchés par les inondations.

De plus, pour commémorer cette date, les entités organiseront différentes activités tout au long de la semaine. Les porte-parole des groupes de défense des migrants ont expliqué que le rassemblement aura pour revendications fondamentales la fin du racisme institutionnel et le droit à migrer.

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