Un rapport met en garde contre les difficultés des migrants des villages de Níjar (Almería) à accéder au registre

Un rapport met en garde contre les difficultés des migrants des villages de Níjar (Almería) à accéder au registre

ALMERIA, 31 mai. ( ) –

Un rapport sur l'accès au registre à Níjar (Almería) met en garde contre « l'invisibilité » administrative qui affecte les migrants qui résident dans des campements, des bidonvilles, des fermes, des garages ou des logements insalubres lorsqu'ils ne peuvent pas s'inscrire au registre municipal, ce qui rend difficile l'accès aux droits fondamentaux.

Le document, intitulé « Vivre sans exister » et préparé par le Service Jésuite des Migrants (SJM) d'Almería, fait partie du travail de soutien réalisé par l'entité depuis 2023 pour les personnes en difficulté d'inscription dans la municipalité, dans un contexte marqué par la présence d'une population migrante liée au travail agricole et par des situations de logement insalubre dispersé.

Sur les 417 cas dans lesquels il a été possible d'identifier avec suffisamment de fiabilité le résultat administratif de la demande, 213 se sont conclus par un refus exprès, 45 se sont retrouvés sans résolution dans le délai légal ou avec des incidents liés au silence administratif, et 159 ont abouti à l'enregistrement finalement obtenu.

Parmi les difficultés détectées, le document comprend l'exigence d'une autorisation du propriétaire, le blocage des fermes et des bâtiments ruraux, les refus verbaux au guichet sans enregistrement, les refus pour « fausse domiciliation », les contrôles effectués pendant les heures de travail agricole et les dossiers paralysés pendant des mois.

Le rapport soutient que ces pratiques ne peuvent pas être interprétées comme des erreurs isolées, mais comme des « obstacles récurrents » qui affectent les personnes en situation de logement insalubre, d'exclusion résidentielle ou de forte vulnérabilité sociale. En ce sens, rappelons que le registre communal doit être basé sur la « résidence effective » et non sur la situation urbaine, contractuelle ou matérielle du logement.

L'entité souligne que ces situations ont des conséquences directes, puisqu'elles génèrent des « obstacles à la scolarisation des mineurs » et « rendent difficile l'accès des travailleurs migrants à la régularisation » que l'État lui-même a mis en œuvre.

159 INSIGNITIONS DANS LES ÉTABLISSEMENTS ET SOUS-LOGEMENTS

Le SJM souligne que, malgré les refus, 159 enregistrements ont été réalisés dans des colonies, des bidonvilles et des logements insalubres. Pour l'entité, ces données montrent que la loi permet l'enregistrement dans ces cas et que le problème réside dans la manière dont la procédure est appliquée, et non dans la réglementation.

Le document met également en garde contre un « effet secondaire avéré »: le marché irrégulier de l'achat et de la vente d'enregistrements, un phénomène qui « prolifère précisément là où l'accès ordinaire est incertain ou bloqué ».

Le rapport relie également les difficultés d'accès au registre à la procédure extraordinaire de régularisation ouverte jusqu'au 30 juin 2026. Bien qu'il précise que le registre n'est pas le seul moyen de prouver la résidence, il prévient que son absence peut entraîner des difficultés ultérieures dans des procédures telles que la prise d'empreintes digitales ou la délivrance d'une carte d'identité d'étranger.

Parmi les cas anonymisés inclus dans le document, il y a celui de Moussa, originaire du Mali et résidant dans une ferme près de Pueblo Blanco avec d'autres travailleurs agricoles, qui n'a pas pu fournir l'autorisation pour la propriété réclamée par la mairie car il ne connaissait pas l'identité du propriétaire enregistré.

Quelques mois plus tard, une grave maladie du foie a été détectée et l'absence d'enregistrement a rendu difficile la réalisation des tests de diagnostic à temps et l'a empêché d'accéder au traitement de dialyse requis.

Face à cette situation, le SJM propose que la Mairie de Níjar approuve des critères internes basés sur la « résidence effective », évite l'exigence systématique d'une autorisation du propriétaire lorsqu'il existe d'autres moyens raisonnables d'accréditation, adapte les contrôles à la réalité du travail agricole, enregistre formellement toutes les demandes et renforce l'utilisation du rapport social et de l'adresse fictive en cas de plus grande vulnérabilité.

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