Un réseau de trafic irrégulier de migrants par voie maritime sur la côte de Grenade a été démantelé
GRENADE, 28 mars ( ) –
La Garde civile et la Gendarmerie royale marocaine, en coordination avec le parquet de la ville d'Alhucemas, ont identifié les membres d'un réseau d'introduction irrégulière de migrants par voie maritime sur la côte de Grenade.
Comme le rapporte Benemérita dans une note, l'enquête a commencé après ce qui s'est passé aux premières heures du 15 mars sur la plage de Cambriles, à Castell de Ferro, et a permis d'identifier pleinement les cinq membres du réseau criminel présumés responsables du transfert.
Les faits se sont produits lorsque la Garde civile a intercepté à terre 17 migrants d'origine marocaine, en particulier 14 adultes et trois mineurs, qui venaient de nager jusqu'à la côte après avoir sauté d'un bateau qui, semble-t-il, les avait abandonnés à plusieurs dizaines de mètres au large.
Dans un premier temps, les corps de trois migrants qui n’ont pas réussi à rejoindre la terre ont été extraits de la mer. Par la suite, dans les jours qui ont suivi le débarquement, trois autres corps sont apparus sur la côte, portant le bilan total de cette tragédie à six morts.
Suite à cet incident, la Garde civile a ouvert une enquête pour clarifier ce qui s'est passé et déterminer qui est responsable des événements. Les démarches menées ont permis de découvrir que les migrants avaient embarqué la veille au matin sur une plage d'Al Hoceima (Maroc), à bord d'un bateau équipé de trois moteurs, piloté par trois personnes chargées du transport.
La coopération et l'échange d'informations entre la Garde civile et la Gendarmerie royale marocaine ont permis de confirmer qu'un bateau présentant les mêmes caractéristiques avait bien quitté Al Hoceima et qu'il aurait laissé douze personnes au sol sans pouvoir embarquer. Les investigations des agents de la Gendarmerie Royale ont permis l'identification de ces douze personnes.
Ainsi, les informations recueillies par la Garde Civile et la Gendarmerie Royale Marocaine, ainsi que les actions menées après la mise à disposition du Parquet d'Al Hoceima des douze personnes défaillantes à l'embarquement, ont permis d'identifier pleinement les cinq membres du réseau dédié au trafic illicite des êtres humains.
À la suite de l'enquête, un mandat d'arrêt a été émis contre les cinq personnes impliquées. L'un d'eux a déjà été arrêté par la Gendarmerie royale, tandis que les efforts se poursuivent pour localiser et arrêter les autres.
