Une manifestation à Pampelune appelle à « serrer les rangs contre le racisme » et met en garde contre la « propagation des discours de haine »

Une manifestation à Pampelune appelle à « serrer les rangs contre le racisme » et met en garde contre la « propagation des discours de haine »

PAMPELUNE, 21 mars () –

Une manifestation à Pampelune a appelé samedi à « tisser des réseaux » et à « serrer les rangs contre le racisme » et a mis en garde contre la « propagation des discours de haine » qui « utilisent les migrants, les personnes racisées et les gitans comme boucs émissaires pour des problèmes structurels ».

La mobilisation a été convoquée par la Plateforme Antiraciste, à l'occasion de la commémoration de la Journée Internationale contre le Racisme et la Xénophobie. Il partait après midi de la Place des Merindades et traversait Carlos III pour aboutir sur la Place Consistoriale où un manifeste était lu. Une banderole avec le slogan « Tous les droits pour tous » précédait la marche. Des slogans tels que « Personne n'est illégal », « Des papiers pour tous » ou « Pas d'expulsion sans réponse » ont également été scandés.

Dans des déclarations aux médias, avant le début de la manifestation, Flavia Navarrete, de la Plateforme Antiraciste, a affirmé que « l'antiracisme est une manière de lutter car le racisme est un système de domination qui traverse toutes les sphères de la vie des gens ». Il a souligné que le racisme « n'est pas un conflit entre deux partis mais qu'il est structurel et soutenu par des institutions ».

Dans le même esprit, Beatriz Villahizán, de SOS Racismo, a critiqué les difficultés d'accès au logement et les « obstacles » à l'inscription. Il a souligné que le registre est « la clé des droits aussi fondamentaux que la santé, l'éducation ou l'accès à la protection sociale » et a accusé les administrations de « boycotter » le « parcours d'inscription sociale qui a été configuré au sein de la Fédération des Communes et Communes de Navarre » selon lequel, a-t-il expliqué, « l'inscription allait être facilitée pour toutes les personnes qui n'avaient pas de titre de location ou qui n'avaient pas de logement parce qu'elles étaient en situation de rue ».

Il a en revanche rejeté « la multiplication des identifications policières racistes » et les « rendez-vous pièges » à la Brigade de l'Immigration. En outre, il a exigé l'abrogation de la loi sur l'immigration « comme la représentation maximale du racisme institutionnalisé qui condamne des milliers de personnes et leurs mineurs à l'irrégularité », la fermeture de « tous les dispositifs de détention » et la révision des politiques migratoires de l'Union européenne « qui nous semblent criminelles et atroces ».

D'un autre côté, Beatriz Villahizán a exprimé son inquiétude face au « récit de criminalisation de l'immigration » qui « lie les personnes migrantes et racialisées à l'insécurité », ce qui nous amène à « adhérer à certains discours selon lesquels les problèmes structurels vont être résolus avec plus de pression, de contrôle et de criminalisation de ces personnes ». À cet égard, il a jugé « particulièrement dangereux » que des forces politiques « qui ne relèvent ni de l'extrême droite ni de la droite » « s'approprient ce discours, en reconceptualisant des concepts tels que l'effet d'appel ».

« C'est le moment d'unir nos forces contre la vague réactionnaire, contre les discours de haine, contre le fascisme qui déferle sur ce nord global » et de valoriser « la lutte antiraciste et les réseaux de soutien et de solidarité des groupes qui défendent les droits de tous », a-t-il affirmé.

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