Une manifestation protestera ce dimanche contre les attaques contre les personnes trans et réclamera "plus de droits" pour elles

Une manifestation protestera ce dimanche contre les attaques contre les personnes trans et réclamera « plus de droits » pour elles

SANTIAGO DE COMPOSTELA, le 25 mars ( ) –

UN manifestationconvoquée par la section jeunesse d'Arelas à Saint Jacques de Compostelleappelle « toute la société galicienne » à se mobiliser ce dimanche contre les attaques et les « revers » aux dépens du collectif trans et réclament « plus de droits », afin que les migrants, les personnes non binaires et les enfants de moins de 12 ans soient pris en compte dans la législation.

« Les droits des trans sont des droits de l'homme. Notre existence n'est pas un débat ; ce n'est pas une idéologie, c'est une réalité », a déclaré la militante Alicia Arruti lors d'une conférence de presse tenue ce mercredi à propos de cet appel, prévu deux jours avant le Journée de visibilité trans (31 mars).

La marche partira à 12h00. depuis la place 8 de mars et se terminera à l'Obradoiro, où l'organisation lira un manifeste auquel ont déjà adhéré plus de 120 organisations de tous types : groupes sociaux, syndicaux, de quartier, politiques et culturels.

Arruti a prévenu que « la montée de la haine et de l'extrême droite » provoque une « augmentation considérable du rejet de la communauté LGTBIQ+ », avec des exemples récents comme l'agression d'une douzaine de personnes contre une femme trans à León et une agression homophobe à Pontevedra. « Nous ne nous contentons pas d'exiger des progrès, mais aussi de maintenir les droits que nous avons acquis », a-t-il défendu.

Dans ce contexte, l'organisation « se solidaire » de la situation politique que traverse le Portugal, « où les personnes trans vont être à nouveau pathologisées » avec l'approbation, dans une première phase, d'une réforme de la loi sur l'identité. La modification introduite réintroduit l'obligation de disposer d'un rapport médical.

Concernant les droits à réaliser en Espagne, le militant a fait allusion à plusieurs groupes qui ont été « exclus » de la loi approuvée en 2023, qui inclut le principe d'autodétermination. Il a cité les migrants trans qui, dans de nombreux cas, « ont fui des pays autoritaires et transphobes en cherchant à changer de sexe » en Espagne, où ils ont rencontré « de nombreux obstacles bureaucratiques ».

Il s'agit d'une situation « très similaire », dit-il, à celle vécue par les enfants trans de moins de 12 ans et les personnes non binaires, qui, dans ce dernier cas, ont « de nombreuses difficultés » à accéder aux changements de nom ou aux traitements médicaux.

AUTRES RÉCLAMATIONS

Entre autres revendications, ils demandent une « protection juridique efficace » pour la communauté trans ; un accès « digne » à la santé, à l'éducation et à l'emploi ; « arrêt immédiat » des politiques transphobes ; Formation obligatoire sur l’identité de genre pour les enseignants et le personnel de santé et programmes de refuge pour les personnes persécutées dans leur pays.

En outre, ils demandent à la Xunta de Galicia de réformer le protocole éducatif développé en relation avec ce groupe et de l'adapter à la loi Trans, actuellement en vigueur.

A lire également